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07f3e07865427f035b2d61e03568a9169de1881b — antoinentl 3 months ago b3f867e
rev: corrections orthographiques et grammaticales après un scan complet
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@@ 24,7 24,7 @@ Ces positionnements politiques et poétiques s'expriment dans de nombreux param
Quelles relations entretiennent le texte et la technique dans les opérations d'édition ?

Notre hypothèse considère que l'acte éditorial est fait d'un double mouvement : le travail sur le texte et l'élaboration des éléments techniques pour ce travail.
Il s'agit d'une imbrication des différents opérations techniques liées au texte et à sa formalisation, et de la constitution de l'assemblage des outils nécessaires à ces opérations.
Il s'agit d'une imbrication des différentes opérations techniques liées au texte et à sa formalisation, et de la constitution de l'assemblage des outils nécessaires à ces opérations.
Dit autrement, la mise en place des éléments techniques nécessaires à une chaîne ou à une _fabrique_ d'édition fait partie intégrante de l'acte éditorial et de la production du sens.
L'entremêlement des phases de révision ou de composition du texte, avec la création de programmes qui permettent ces opérations, est un phénomène que nous qualifions de _fabrique d'édition_.
Ces fabriques d'édition sont de nouveaux modèles épistémologiques, en tant qu'elles façonnent des modèles de connaissance technique et textuel, et constituent aussi des modèles de savoir.

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@@ 30,14 30,14 @@ Le livre est donc un objet clos, dans le temps puisqu'il est non périodique et 
Les perspectives de recensement, de classement et de conservation des livres prennent une place importante ici, le livre doit être un objet identifiable.
Mais ce que dit surtout l'ouvrage cité plus haut, en 1974, c'est le _rôle_ du livre : un support de transmission et de conservation dont le contenu peut être divers, et dont les conditions de production et de diffusion sont pour cela déterminantes.

Albert Labarre donne quand à lui trois _notions_ essentielles du livre, qui peuvent être entendues comme des _fonctions_ :
Albert Labarre donne quant à lui trois _notions_ essentielles du livre, qui peuvent être entendues comme des _fonctions_ :

{{< citation ref="labarre_histoire_1970" page="3" >}}
Pour définir le livre, il faut faire appel à trois notions dont la conjonction est nécessaire : support de l'écriture, diffusion et conservation d'un texte, maniabilité.
{{< /citation >}}

Si l'écriture est entendue ici comme une suite de signes graphiques représentant une langue, l'écriture peut être plus largement considérée comme toute sorte d'inscriptions destinées à délivrer une information — les domaines de l'illustration ou du code peuvent par exemple être compris dans cette considération à partir du moment où il y a une syntaxe (graphique, sémantique ou fonctionnelle).
Il s'agit bien de transmettre une information, la diffusion est un point essentiel quand à la nature de cet objet.
Il s'agit bien de transmettre une information, la diffusion est un point essentiel quant à la nature de cet objet.
Une précision est faite pour écarter d'autres supports de l'écriture, il y a livre s'il y a édition {{< cite "labarre_histoire_1970" "4" >}} — nous abordons plus longuement la définition de l'édition par la suite{{< renvoi chapitre="2" section="1" >}}.
Pour qu'il y ait diffusion il faut qu'il y ait conservation : le livre est d'abord un système de stockage d'informations.
Qu'il s'agisse d'une tablette d'argile, d'une feuille de papier ou d'un disque magnétique, l'information est inscrite, stockée et conservée, pour pouvoir être transmise.


@@ 57,7 57,7 @@ Ces considérations techniques sont à nouveau posées au contact de l'informati
Le numérique redéfinit le livre, notamment avec des formes et des formats aussi divers que le PDF, l'EPUB ou la page web, remettant en cause jusqu'à la page — pourtant centrale dans la première définition présentée ci-dessus.
C'est ce qu'affirme Roger Chartier dès 1992, alors que l'informatique personnelle émerge et que le Web est encore marginal.
Dans _L'ordre des livres_ {{< cite "chartier_ordre_1992" >}} il est question de la difficulté de "cerner" le livre.
Quelle que soient les époques, Roger Chartier établit que cet objet n'est pas singulier mais pluriel.
Quelles que soient les époques, Roger Chartier établit que cet objet n'est pas singulier mais pluriel.
Au vingt-et-unième siècle une question surgit alors : si le livre n'est plus imprimé mais enregistré sur des espaces de stockage comme des disques durs, est-il encore un livre ?
Il faut bien s'accorder sur une nouvelle définition, ne réduisant pas le livre à un seul type d'artefact.
Cette production humaine est mouvante, peut-être immuable, mais profondément changeante et reconfigurée à mesure que les dispositifs techniques qui lui donnent vie évoluent eux aussi.


@@ 140,7 140,7 @@ L'emballement et l'accélération des moyens de production de la connaissance qu
Dans ce travail — une recension importante de l'évolution de la production et de la diffusion du savoir en Europe à partir du quinzième siècle — la chercheuse insiste sur ce qu'elle nomme la "révolution inaperçue" {{< cite "eisenstein_printing_1979" "3-42" >}}.
Si ce terme de "révolution", déjà initié dans les années 1960 {{< cite "escarpit_revolution_1965" >}}, est ensuite largement utilisé dans les études du livre et de l'édition à partir des années 1980 {{< cite "sordet_histoire_2021" "706-707" >}}, nous considérons toutefois qu'il est plus pertinent de parler d'_évolution_.
Henri-Jean Martin souligne les nombreuses continuités formelles entre des modes de reproduction manuscrits et typographiques, le titre de son livre avec Louis Febvre marque cette position forte, avec le terme d'"apparition" plutôt que celui de "révolution" {{< cite "febvre_apparition_1957" >}}.
Il est bien question d'un glissement, les ruptures étudiées ne sont pas si nettes lorsqu'il s'agit du livre et de ses modes de production, même si l'expression de "révolution industrielle" est utilisée pour qualifier la situation économique globale qui a suivie.
Il est bien question d'un glissement, les ruptures étudiées ne sont pas si nettes lorsqu'il s'agit du livre et de ses modes de production, même si l'expression de "révolution industrielle" est utilisée pour qualifier la situation économique globale qui a suivi.
Dans le prolongement de cette volonté d'analyser le changement dans les modes de production des livres avec un plus grand recul, Anthony Grafton répond à l'imposant travail d'Elizabeth Eisenstein pour préciser que cette _révolution_ est plutôt une évolution lente sur différents plans {{< cite "grafton_importance_1980" >}}.
Il souligne notamment le fait que certains points sont injustement amplifiés et ne donnent pas une bonne représentation de la réalité.
Par exemple il insiste sur le fait que les lieux d'édition-impression du seizième siècle n'étaient pas des salons de discussion intellectuels, en raison du bruit qui y régnait et de leur saleté, ou encore que ces dispositifs de production n'ont pas immédiatement changé les modes d'écriture des auteurs et des autrices.


@@ 173,7 173,7 @@ Cette technique d'impression offre une grande qualité et un coût de production
Par exemple pour un objet éditorial classique, comme un livre imprimé en quadrichomie, et dont le nombre d'exemplaires dépasse le millier, alors l'impression offset est un choix plus judicieux qu'une impression numérique.
La majorité des livres sont produits de cette façon entre la deuxième moitié du vingtième siècle et le début du vingt-et-unième siècle.
Cette technique d'impression a une influence sur le livre via la contrainte du nombre d'exemplaires, les structures d'édition devant prévoir des tirages relativement importants pour réduire les coûts — ce qui peut sembler contradictoire.
La production du livres est alors désormais étalonnée sur ce procédé technique.
La production du livre est alors désormais étalonnée sur ce procédé technique.

À la suite de l'impression typographique, des procédés mécaniques d'impression et de composition, puis de l'offset, le numérique est un nouvel élément qui vient encore modifier les processus de production du livre, et plus particulièrement avec l'impression numérique et l'impression à la demande.
L'impression numérique est une technique d'impression plus légère que l'offset puisqu'elle nécessite des machines beaucoup plus petites et plus rapides à régler, utilisant le plus souvent le procédé de jet d'encre — comme les imprimantes dites _de bureau_.


@@ 189,7 189,7 @@ Les implications d'un tel changement sont importantes, principalement sur la que
L'impression à la demande est également une occasion de réimprimer voire de rééditer des livres avec une pression économique moins importante.
Il est même possible d'imprimer des exemplaires uniques d'un même livre, et ainsi d'ajouter des informations personnalisées — comme un code unique de téléchargement vers un fichier informatique — _dans_ le livre imprimé.
L'impression à la demande ne vient pas se substituer à la technique de l'offset, mais elle convient à des démarches spécifiques.
Citons-en deux diamétralement opposée sur le plan économique : l'édition artisanale et la réédition de livres épuisés.
Citons-en deux diamétralement opposées sur le plan économique : l'édition artisanale et la réédition de livres épuisés.
Dans un cas l'objectif est de faciliter l'impression du livre et l'existence même d'un texte, sans dépendre du système de tirage, tout en étant capable de diffuser rapidement des exemplaires, comme nous le voyons dans l'étude de cas qui suit{{< renvoi chapitre="1" section="3" >}}.
Dans l'autre, le recours à l'impression à la demande vise la réduction du coût d'investissement tout en continuant de diffuser un titre déjà connu et qui a un intérêt financier sur le long terme — exploitant ainsi le phénomène dit de _longue traîne_ {{< cite "anderson_long_2007" >}} à moindre coût.
L'impression à la demande est donc une opportunité de reconsidérer la manière dont des livres peuvent être produits, et donc leur condition même d'existence.


@@ 217,7 217,7 @@ Les deux objets sont probablement le reflet du _profil_ d'Amaranth Borsuk, une u

Amaranth Borsuk propose, avec _The Book_, un travail de recherche important dans un paysage pourtant saturé d'études sur le livre — comme l'atteste la bibliographie déjà très sélective.
Les études du livre sont devenues, depuis la deuxième moitié du vingtième siècle, un champ à part entière avec des contributions importantes, provenant d'abord majoritairement des historiennes et des historiens, puis des médiologues.
Par exemple les récents ouvrage _D'encre et de papier : une histoire du livre imprimé_ {{< cite "deloignon_encre_2021" >}} et _Histoire du livre et de l'édition_ {{< cite "sordet_histoire_2021" >}} se situent du côté historique, contrairement à _The Book_ qui lui se place du côté des études des médias.
Par exemple les récents ouvrages _D'encre et de papier : une histoire du livre imprimé_ {{< cite "deloignon_encre_2021" >}} et _Histoire du livre et de l'édition_ {{< cite "sordet_histoire_2021" >}} se situent du côté historique, contrairement à _The Book_ qui lui se place du côté des études des médias.
Malgré cette surabondance dans ce champ, le livre d'Amaranth Borsuk trouve toute sa place dans ce paysage en tant qu'essai critique.
L'ouvrage est divisé en quatre parties, les quatre approches possibles et complémentaires du livre que nous avons déjà abordées : le livre comme objet, le livre comme contenu, le livre comme idée, et le livre comme interface.



@@ 267,7 267,7 @@ Nous avons d'ailleurs découvert _101 Definitions_ lors d'un salon du livre à M
{{< figure type="figure" src="the-book-101-03.jpg" legende="Photographie des pages 66 et 67 du livre _The Book: 101 Definitions_" >}}

Le site web est d'abord pensé comme un _compagnon_ du livre publié aux presses du MIT en 2018, les citations ne font pas partie du livre imprimé et permettent une autre approche de ce travail critique — en l'occurrence des points de vue plus subjectifs, complémentaires d'une recherche scientifique.
Les citations répertoriées sur cet espace numériques ont été plus nombreuses avant le travail de sélection de l'autrice, les identifiants visibles dans le code source du site web allant jusqu'à plus de 450.
Les citations répertoriées sur cet espace numérique ont été plus nombreuses avant le travail de sélection de l'autrice, les identifiants visibles dans le code source du site web allant jusqu'à plus de 450.
Ce travail de recension puis de sélection a ensuite pris la forme d'un livre imprimé en 2021, soit trois ans après le livre publié aux presses du MIT.
La co-existence des deux livres imprimés propose en soi une vision du livre plurielle, avec un effet additionnel des définitions qui se croisent et se superposent.
_The Book_ et _The Book: 101 Definitions_ jouent sur les codes du livre et sur ses possibles réceptions.

M content/p/01/01-02.md => content/p/01/01-02.md +3 -3
@@ 95,7 95,7 @@ Détruire un usage ancien n'a toutefois de sens, et l'innovation n'aura de duré
{{< /citation >}}

Les formes les plus expérimentales ou les plus inhabituelles sont vouées à rester marginales voire à disparaître, mais elles peuvent participer à une évolution plus large du livre comme c'est le cas du livre de poche.
Certaines formes non conventionnelles, comme par exemple un très grand format ou des choix graphiques à la limite de la lisibilité, sont parfois réinterprétées pour être réintégrées dans des objets produits en très grande quantité — notamment par des grandes maisons d'édition.
Certaines formes non conventionnelles, par exemple un très grand format ou des choix graphiques à la limite de la lisibilité, sont parfois réinterprétées pour être réintégrées dans des objets produits en très grande quantité — notamment par des grandes maisons d'édition.
Ces dernières n'auraient pas pris le risque de générer de telles originalités, mais en constatant que des livres de structures éditoriales plus expérimentales sont reconnus et validés par des communautés, elles répliquent ces nouveaux modèles à plus grande échelle.
Cet élément est fondamental pour comprendre les évolutions de formes à l'œuvre pour le livre, ou de façon plus générale pour la littérature.



@@ 167,7 167,7 @@ Parmi elles nous pouvons considérer la façon dont le texte est découpé et ag
Ce ne sont que quelques exemples des nombreux paramètres et des exigences dans le processus de fabrication puis de production du livre.
Ces contraintes conditionnent la forme du livre, mais s'en défaire peut aussi être une opportunité d'engager de nouvelles formes.

Explicitons quelques-unes de ces exigences pour comprendre de quoi dépendent ces formes du livres, et donc ce qui façonne la littérature.
Explicitons quelques-unes de ces exigences pour comprendre de quoi dépendent ces formes du livre, et donc ce qui façonne la littérature.
Il ne s'agit pas d'un exercice exhaustif, il n'y a pas non plus d'ordre particulier ici, que ce soit en termes d'importance ou de linéarité dans le processus d'édition ou de fabrication.
Par exemple la dimension d'un livre imprimé est à la fois une disposition de lecture et un cadre pour le texte, c'est autant l'interface qui permet de lire que le rythme du texte qui sont ici concernés.
Autre exemple : le type de papier utilisé pour un livre imprimé va jouer sur l'épaisseur du livre, mais aussi sur l'interface de lecture que constituent les pages reliées.


@@ 182,7 182,7 @@ Certaines normes sont plus implicites, comme le fait de ne pas disposer _trop_ d
Dans ce cas le _Dictionnaire historique et critique_ de Pierre Bayle fait par exemple figure de livre non conventionnel avec ses très nombreuses gloses autour d'un texte finalement assez réduit, mais ce sont ces éléments qui font l'intérêt de cet ouvrage qui rompt les codes _majoritaires_.
La constitution de formes du livre, qu'elles soient originales ou non, est une négociation continue de ces règles.

Le papier a été et est encore un enjeu central du livre imprimé, une contrainte complexe tant en terme de qualité, d'impression, ou de durabilité.
Le papier a été et est encore un enjeu central du livre imprimé, une contrainte complexe tant en termes de qualité, d'impression, ou de durabilité.
Que ce soit pour la fabrication puis la production (pas de codex sans un papier qui peut se plier), pour le transport (un papier épais implique des livres qui prennent plus de place), pour le prix (un papier de bonne qualité est souvent plus coûteux et fait un livre plus cher) ou pour la conservation (quel est le pH de ce papier ? est-il compatible avec la colle utilisée pour la reliure ?), le papier contraint toutes les étapes de réalisation d'un livre, ainsi que sa réception et sa durée de vie.
Par exemple le livre de poche des années 1950 en Europe, avec son papier bon marché et son dos collé, n'est pas un objet qui peut être conservé — il n'a d'ailleurs pas été conçu pour cela.
Avec le papier vient également la question du format de l'objet, depuis les éditions d'Alde Manuce il est entendu que le livre doit être un objet commensurable, à moins de cas très particuliers — comme des ouvrages originaux en littérature jeunesse ou des livres d'artistes.

M content/p/01/01-03.md => content/p/01/01-03.md +3 -3
@@ 76,13 76,13 @@ Lors d'une conférence en novembre 2022 Devine explique ce positionnement par ra
As a disclaimer, all that I am writing now is very naive. I draw, and I make music, when I started doing research I didn't have the vocabulary to find what I was looking for. I didn't know what virtual machines were, I didn't know what compilers were either. I had a vague idea of what programming was. I had written Swift and Objective C, but had no conception of how it actually tied to processors. It seemed like I was learning a service, the same way I was learning "To Photoshop". It wasn't like learning a skill, you don't learn to draw when you use Photoshop, you learn how to operate within the confines of someone else's playground, and when that rug is pulled from underneath you, there's nothing you can say or do, and you never really understood how it worked in the first place so you can't really replicate it.
{{< /citation >}}

Ce livre est auto-édité, puisque ce sont les même personnes qui écrivent, éditent et diffusent l'ouvrage dans ses différentes formes.
Ce livre est auto-édité, puisque ce sont les mêmes personnes qui écrivent, éditent et diffusent l'ouvrage dans ses différentes formes.
Les versions numériques sont vendues via la plateforme Itch.io, et la version imprimée via la plateforme Lulu.com, mais la publication ainsi que la diffusion dépendent entièrement de Rekka Bellum et de Devine Lu Linvega.
Cette démarche autonome repose sur plusieurs prérequis : le duo dispose d'une communauté active qui suit leurs activités via différents canaux ; Hundred Rabbits dispose de ses propres outils de communication comme son site web, sa lettre d'information ou une présence sur des réseaux sociaux (principalement le réseau fédéré Mastodon en 2023) ; et ils sont présents sur Patreon, plateforme de financement sur laquelle plus de 200 personnes contribuent financièrement à leurs projets (avec ou sans contrepartie).
L'option de l'auto-édition, dans ce contexte, se comprend amplement : Hundred Rabbits dispose des outils de diffusion et de communication pour que le livre puisse être connu et acheté.
Hundred Rabbits est en soi déjà une structure d'édition, certes plus habituée aux jeux vidéos qu'au livre, mais qui a construit sa légitimité depuis plusieurs années.
Cette légitimité est une légitimité _au-dessus_ pour reprendre la catégorisation d'Emmanuel Cardon {{< cite "cardon_a_2015" >}}, puisqu'elle est construite avec des communautés identifiées qui permettent au collectif Hundred Rabbits d'être reconnu, de faire autorité{{< n >}}Ce terme lui-même ne serait pas reconnu comme légitime par le collectif, tant les deux artistes construisent ou contribuent à des communautés qui ne reposent pas sur des principes verticaux.{{< /n >}}.
Pour prendre la mesure de cette légitimité nous pouvons observer trois facteurs quantitatifs : le nombre de personnes abonnées aux comptes Mastodon de Devine Lu Linvega (11400 en novembre 2023) et de Rekka Bellum (4700 en novembre 2023), le nombre de personnes qui contribuent à leur Patreon (460 en novembre 2023, pour un revenu total de 1621$CAD par mois au même moment), et le nombre de personnes abonnées à leur profil Itch.io (plateforme sur laquelle ils mettent à disposition la majorité de leur création).
Pour prendre la mesure de cette légitimité nous pouvons observer trois facteurs quantitatifs : le nombre de personnes abonnées aux comptes Mastodon de Devine Lu Linvega (11 400 en novembre 2023) et de Rekka Bellum (4 700 en novembre 2023), le nombre de personnes qui contribuent à leur Patreon (460 en novembre 2023, pour un revenu total de 1621$CAD par mois au même moment), et le nombre de personnes abonnées à leur profil Itch.io (plateforme sur laquelle ils mettent à disposition la majorité de leur création).
La démarche d'indépendance se comprend mieux en prenant en compte l'activité première du collectif, en effet le domaine du jeu vidéo est habitué depuis longtemps à se constituer autant en grandes structures qu'en petits îlots indépendants.
Il y a ici une influence, voire une transposition, des pratiques dans le domaine du jeu vidéo _indépendant_, voir du développement de logiciels libres, vers l'édition.



@@ 91,7 91,7 @@ Il y a ici une influence, voire une transposition, des pratiques dans le domaine

Ce livre est-il un livre ?
Nous posons cette question en raison de l'originalité de la démarche, comparée à des pratiques d'édition plus classiques.
Ce livre semble répondre, de façon formelle, à la définition que nous avons établie{{< appel identifiant="livre" >}} : _un artefact éditorial clos, résultat d'un travail d'écriture et d'édition, de création ou de réflexion, un objet physique (par exemple imprimé) ou numérique (un fichier ou un flux) maniable voir malléable_.
Ce livre semble répondre, de façon formelle, à la définition que nous avons établie{{< appel identifiant="livre" >}} : _un artefact éditorial clos, résultat d'un travail d'écriture et d'édition, de création ou de réflexion, un objet physique (par exemple imprimé) ou numérique (un fichier ou un flux) maniable voire malléable_.
Autant papier que numérique, avec des formes classiques, ces artefacts ne présentent pas de spécificités particulières si ce n'est le goût de la simplicité.
Pourtant le livre se situe à la marge des espaces de publication majoritaires : il ne contient pas d'ISBN, il n'est référencé dans aucune base de données de librairies, aucun catalogue de bibliothèque, et non plus sur des plateformes du type Amazon.
Ce livre n'est identifiable que via les canaux de communication de Hundred Rabbits, ou très bien référencé sur la plateforme Itch.io.

M content/p/01/01-04.md => content/p/01/01-04.md +2 -2
@@ 142,7 142,7 @@ Elles doivent être elles aussi observées, en tant que la trace du geste ou de 
### 1.4.4. Livre et artefact

Le terme artefact est associé au livre dans des écrits récents sur le livre numérique, que ce soit des articles ou des thèses, en raison de ce dévoilement permis par le code source de ces objets.
Le livre d'Amaranth Borsuk, _The Book_, compte 18 occurrences parmi les 322 pages {{< cite "borsuk_book_2018" >}} ; la thèse de Nolwenn Tréhondart intitulée _Le livre numérique enrichi : conception, modélisations de pratiques, réception_ comprend quelques 119 occurrences du terme parmi les 416 pages {{< cite "trehondart_livre_2016" >}} ; l'introduction du dossier consacré aux éditions numériques dans la revue _Sciences du Design_ (numéro 8) a 5 occurrences tout au long du texte de 5 pages {{< cite "bourassa_devenirs_2018" >}}.
Le livre d'Amaranth Borsuk, _The Book_, compte 18 occurrences parmi les 322 pages {{< cite "borsuk_book_2018" >}} ; la thèse de Nolwenn Tréhondart intitulée _Le livre numérique enrichi : conception, modélisations de pratiques, réception_ comprend quelque 119 occurrences du terme parmi les 416 pages {{< cite "trehondart_livre_2016" >}} ; l'introduction du dossier consacré aux éditions numériques dans la revue _Sciences du Design_ (numéro 8) a 5 occurrences tout au long du texte de 5 pages {{< cite "bourassa_devenirs_2018" >}}.
L'association du terme _artefact_ à celui de _livre_ n'est pas nouvelle, mais le numérique accentue ce besoin de relever autant la nature de l'objet — artificiel — que le processus qui l'engendre.
L'analyse de tels objets — fichiers EPUB, applications ou sites web — est facilitée par l'accès à leur code source, lui-même témoin des moyens techniques utilisés pour les fabriquer ou les produire.
Le livre numérique est aussi un objet fabriqué par l'homme, quand bien même les environnements numériques peuvent laisser penser qu'il n'y a que des flux.


@@ 153,7 153,7 @@ En lieu et place du terme _livre_ nous pouvons donc utiliser l'expression "artef

{{< definition type="definition" intitule="Artefact éditorial" id="artefacteditorial" >}}
Le livre est un _artefact_, le résultat d'un processus technique complexe dont il conserve certaines traces qui sont autant des marques des choix techniques que des _énonciations_ — pour reprendre la théorie de l'énonciation éditoriale d'Emmanuël Souchier.
Le livre est un artefact _éditorial_ car il porte en lui ses conditions d'existence, et même il les révèle si nous lui accordons une observation adéquate, si nous acceptons de remettre en cause notre rapport à la technique comme nous y invite Gilbert Simondon.
Le livre est un artefact _éditorial_, en effet il porte en lui ses conditions d'existence, et même il les révèle si nous lui accordons une observation adéquate, si nous acceptons de remettre en cause notre rapport à la technique comme nous y invite Gilbert Simondon.
{{< /definition >}}

L'utilisation de cette expression marque la nécessité de prendre en compte non plus seulement le résultat mais aussi et surtout le processus et ses conditions d'émergence.

M content/p/01/01-05.md => content/p/01/01-05.md +4 -5
@@ 12,7 12,7 @@ _build:
Pour illustrer la relation entre les concepts de livre et d'artefact, et pour épuiser l'expression d'"artefact éditorial", nous présentons en détail un livre édité par les Ateliers de \[sens public\], _Exigeons de meilleures bibliothèques_ de R. David Lankes.
Cette étude de cas permet d'une part de comprendre la dimension _artefactuelle_ du livre dans un contexte précis, d'autre part de définir _à nouveau_ ce qu'est un livre à travers une initiative originale, et enfin de faire le pont vers la question de la définition de l'édition, à la suite de celle du livre.

Notre implication dans les projets de cette structure d'édition, qui a précisément démarré avec ce livre, doit être soulignée car elle revêt un intérêt particulier.
Notre implication dans les projets de cette structure d'édition — qui a précisément démarré avec ce livre — doit être soulignée, car elle revêt un intérêt particulier.
Comme expliqué dans l'introduction{{< renvoi chapitre="0" section="3" >}}, présenter des expérimentations auxquelles l'auteur de cette thèse a participé permet de relever de nombreuses problématiques difficiles à appréhender autrement.
Cette étude de cas, comme les quatre autres qui ponctuent les chapitres qui suivent, ne se veut pas objective mais une démarche _extime_ qui entend confronter les théories jusqu'ici présentées, afin de les épuiser dans un cas pratique tout en apportant un regard critique nécessaire.



@@ 88,7 88,6 @@ _Exigeons de meilleures bibliothèques_ est un livre emblématique des Ateliers,
Nous envisageons le livre comme un artefact pour inclure dans sa définition le processus technique nécessaire à sa fabrication, et pour ne plus seulement le considérer comme un objet — le résultat d'une production.
Ce livre, _Exigeons de meilleures bibliothèques_, révèle en partie la façon dont il a été fabriqué, et plus spécifiquement via les différents artefacts que sont les versions numériques ou imprimée.
Les enrichissements de la version web ne sont par exemple possibles qu'à condition de baliser de façon sémantique les contenus, balisage qui peut être découvert en inspectant le code source des pages web.
Aussi, la co-existence de plusieurs formats et versions permet deis  
Ce livre porte les conditions de sa fabrication : les différences entre la version web et les autres formats permettent de comprendre comment cet ouvrage a été édité.




@@ 99,11 98,11 @@ Reprenons la définition du livre que nous avons établie{{< appel identifiant="
Le livre des Ateliers, en tant que l'ensemble des artefacts (formats EPUB, PDF, web et imprimé), remplit ces critères : il est clos en termes de contenus, publié à une certaine date même s'il peut être mis à jour ; il y a eu un travail d'écriture et d'édition, et plus précisément plusieurs phases successives d'écriture et d'édition collectives ; c'est un texte traduit issu d'un texte original, avec des enrichissements sélectionnés et appliqués au texte ; il existe sous différents formats ; ces formats sont portables (imprimé et EPUB), maniables, répondant à des standards (web/HTML, EPUB) ou des normes (PDF), et malléables puisqu'il est possible d'adapter l'affichage aux dispositifs de lecture (web/HTML et EPUB).
_Exigeons de meilleures bibliothèques_ répond à notre définition mais présente toutefois une originalité, justement dans la multiplicité des formats, et avec cette forme augmentée.
Le livre est repensé dans cette expérimentation éditoriale, dans la _complémentarité_ des versions et dans la diversité des dispositifs de lecture.
Cette complémentarité constitue une nouveauté qui peut être intégrée à notre définition, elle ouvre également sur un autre concept en lien avec nos recherche, celui de l'_hybridation_ des modes de fabrication.
Cette complémentarité constitue une nouveauté qui peut être intégrée à notre définition, elle ouvre également sur un autre concept en lien avec nos recherches, celui de l'_hybridation_ des modes de fabrication.

Le concept d'hybridation, décrit par Alessandro Ludovico dans _Post-digital print_ {{< cite "ludovico_post-digital_2016" >}}, définit les relations qu'entretiennent d'une part plusieurs techniques de production et de diffusion éditoriales, et d'autre part plusieurs formats du fait de leur co-existence et de leur complémentarité.
La version web de _Exigeons de meilleures bibliothèques_ est complémentaire, par exemple, de la version imprimée.
Complémentaire en termes de contenus — les enrichissements de la version web — mais aussi en terme de dispositif de lecture — le format web ne nécessitant rien d'autre qu'un navigateur web, et le format papier n'ayant pas besoin d'un appareil électrique pour être lu.
Complémentaire en termes de contenus — les enrichissements de la version web — mais aussi en termes de dispositif de lecture — le format web ne nécessitant rien d'autre qu'un navigateur web, et le format papier n'ayant pas besoin d'un appareil électrique pour être lu.
Les deux _versions_ peuvent donc être consultées dans des contextes de lecture différents, elle co-existent et sont complémentaires.

En 2012 Alessandro Ludovico réalise une étude de nombreuses initiatives éditoriales afin de démontrer que le numérique apporte une dimension supplémentaire à l'édition.


@@ 130,7 129,7 @@ Si un artefact éditorial peut faire émerger le processus à son origine, c'est
Le livre est un objet éditorial complexe, il est le résultat d'un travail d'écriture et d'édition, de création ou de réflexion.
Le livre est un concept nécessaire à la compréhension de la constitution de la connaissance et de sa transmission.
Le livre est un artefact, un objet physique qui prend la forme d'un ensemble de feuilles de papier reliées ou de fichiers liés.
Le livre est maniable voir malléable.
Le livre est maniable voire malléable.
Nous sommes parvenus à la définition du livre en tant que concept, objet, forme et artefact, en parcourant autant ses origines historiques, que les évolutions techniques nécessaires à son apparition et à son évolution, ou encore en étudiant des formes contemporaines et originales.
Penser le livre comme artefact n'est possible qu'à condition d'étudier des objets éditoriaux en établissant une filiation entre le livre et la technique.
Penser le livre comme artefact nous amène donc à observer le processus qui donne lieu au livre.

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@@ 123,7 123,7 @@ L'industrie du livre se structure aussi autour de deux grandes activités que ce
Et c'est ici que se jouent les questions de constitution de grands groupes, puisque la partie la plus rentable de ces véritables industries est justement la distribution ou la diffusion proposées (et parfois imposées) aux maisons d'édition du groupe ou aux structures externes qui ne disposent pas de ces services {{< cite "mollier_breve_2022" >}}.
L'équilibre, pour le moins temporaire ou précaire comme le démontre le feuilleton inquiétant des nombreux rachats, semble nécessaire entre des petites maisons d'édition dites indépendantes, et de grands groupes industriels — équilibre d'un point de vue purement financier.
La masse que représentent des titres produits en abondance par des grands groupes permet à d'autres titres — confectionnés plus artisanalement par des petites maisons d'édition — d'exister et de constituer une vie intellectuelle diversifiée.
L'édition est ainsi un phénomène culturel et économique, dont l'éditeur est une figure qui nous permet d'identifier l'émergence de ce activité et ses mécanismes.
L'édition est ainsi un phénomène culturel et économique, dont l'éditeur est une figure qui nous permet d'identifier l'émergence de cette activité et ses mécanismes.

Définir l'édition nécessite de s'attarder sur le fait que c'est également un objet de recherche en sciences humaines — notamment en sciences de l'information et de la communication — ce qui nous permet de considérer cette notion comme un concept, voire comme une théorie.
Les recherches sur l'écriture constituent un socle théorique sur lequel se basent les écrits sur l'édition.


@@ 136,14 136,14 @@ Un déplacement du regard sémiologique est opéré sur l'édition, définissant
Nous l'avons déjà dit, les questions historiques de l'édition sont très étudiées, notamment par Henri-Jean Martin {{< cite "martin_histoire_1988" >}}, Roger Chartier {{< cite "chartier_ordre_1992" >}}, Jean-Yves Mollier {{< cite "mollier_autre_2015" >}}, Robert Darnton {{< cite "darnton_gens_1992" >}} ou Yann Sordet {{< cite "sordet_histoire_2021" >}} — pour ne citer que quelques références situées en France.
Les _théories de l'édition_ se concentrent le plus souvent sur le champ de l'édition critique, soit la mise en relation de plusieurs éditions de textes généralement manuscrits et accompagnés d'un important apparat critique.
Si nous abordons l'édition critique par la suite{{< renvoi chapitre="3" section="3" >}} dans le cadre d'une étude d'un processus technique d'édition, elle ne concerne pas directement nos recherches.
Les enjeux liés à l'élaboration d'espaces de connaissance, par l'édition et en prenant en considération des processus technique au-delà des seuls procédés d'impression, font l'objet d'études plus isolées.
Les enjeux liés à l'élaboration d'espaces de connaissance, par l'édition et en prenant en considération des processus techniques au-delà des seuls procédés d'impression, font l'objet d'études plus isolées.
À ce titre nous mentionnons les questions soulevées par le concept d'éditorialisation, concept qui embrasse le numérique, et que nous abordons plus longuement par la suite{{< renvoi chapitre="2" section="4" >}}.
L'édition est donc un phénomène, mais également un concept que justifient ces recherches académiques multiples.


### 2.1.3. Les trois fonctions de l'édition

Lorsqu'il s'agit d'expliquer ce qu'est précisément l'édition, en terme de procédé technique, les textes manquent.
Lorsqu'il s'agit d'expliquer ce qu'est précisément l'édition, en termes de procédé technique, les textes manquent.
Une approche historique est le plus souvent proposée, avec une distinction entre le travail sur le texte d'un auteur, la fabrication de l'objet livre, et sa vente ou sa mise à disposition auprès d'un tiers.
Une dissociation est alors réalisée entre un travail intellectuel jugé noble et une besogne technico-économique reléguée dans les manuels pour industriels du livre.
Détailler ce qu'est l'édition dans sa globalité et sa complexité semble compliqué.


@@ 171,7 171,7 @@ Il est vain de chercher une définition uniforme de l'édition, et il est plus p
De multiples formes d'éditions se succèdent ou cohabitent, les trois livres présentés dans le premier chapitre{{< renvoi chapitre="1" section="0" >}} de cette thèse l'attestent{{< n >}}_The Book_ et _The Book: 101 Definitions_ d'Amaranth Borsuk, _Busy Doing Nothing_ du collectif Hundred Rabbits, et _Exigeons de meilleures bibliothèques_ de R. David Lankes{{< /n >}}.

Plusieurs _types_ d'initiatives existent, se chevauchant parfois, autant en termes de domaines que de modèles.
Il y a ainsi une forte disparité de formes et de procédés éditoriaux entre la littérature, les essais, les ouvrages scientifiques, les livres pratiques, et les manuels scolaire ou universitaires (ou _textbooks_ en anglais), pour ne donner que quelques exemples.
Il y a ainsi une forte disparité de formes et de procédés éditoriaux entre la littérature, les essais, les ouvrages scientifiques, les livres pratiques, et les manuels scolaires ou universitaires (ou _textbooks_ en anglais), pour ne donner que quelques exemples.
Le travail de structuration, de composition ou de mise en forme pour produire un livre pratique sur la sérigraphie est très différent de celui pour publier un essai sur l'histoire de l'impression en occident.
Les modèles d'organisation varient également, cela est particulièrement visible entre une maison d'édition dite _indépendante_ (qui n'appartient à aucun _groupe_ financier) dont l'équilibre financier est fragile, des presses universitaires qui sont souvent rattachées à une université, ou un groupe de médias qui intègre maisons d'édition et chaînes de télévision.
Les contraintes financières, la liberté de publication, l'organisation interne ou encore la visibilité médiatique diffèrent entre ces types de modèles.

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@@ 69,7 69,7 @@ Considérer la figure de l'éditeur plutôt que l'activité d'édition nourrit c
{{< /citation >}}

Il s'agit ici de dépasser le geste pour définir l'édition comme un processus qui intègre des actions précises et multiples : lecture, structuration, correction, composition, fabrication, production, publication, etc.
Nous conservons cette expression d'_acte éditorial_ car elle intègre la dimension technique propre à l'édition en tant que processus.
Nous conservons cette expression d'_acte éditorial_, car elle intègre la dimension technique propre à l'édition en tant que processus.

{{< definition type="definition" intitule="Acte éditorial" id="acteeditorial" >}}
L'expression d'_acte éditorial_ permet de prendre en considération la question de l'action en tant qu'effet de l'édition sur le texte et qu'effet de l'objet créé sur le monde.


@@ 91,7 91,7 @@ Au sens technique, un dispositif est un ensemble d'objets qui sont disposés et 

Pourquoi _dispositif_ et non simplement _processus_ ?
Le terme de _dispositif_, bien que polysémique, précise qu'il s'agit d'un agencement d'éléments, et que cet agencement a pour objectif la réalisation d'une action.
Le terme de _processus_ définit quand à lui une suite d'étapes qui se suivent les unes après les autres, liées entre elles par une temporalité ou une suite logique, dont l'ensemble crée une cohérence.
Le terme de _processus_ définit quant à lui une suite d'étapes qui se suivent les unes après les autres, liées entre elles par une temporalité ou une suite logique, dont l'ensemble crée une cohérence.
Le processus n'explicite pas l'organisation des phases, les fonctions induites, ou le but de ces dernières.
_Dispositif_ apporte ces deux dimensions : une combinaison d'éléments qui ne relèvent pas seulement de la succession, et le but prédéfini d'une action et de ses étapes.



@@ 153,7 153,7 @@ L'édition exerce un pouvoir politique.
En tant que _pouvoir politique_, l'édition est une action sur le monde.
Cette question de l'action est centrale dans la construction que nous donnons du concept d'édition.
Nous nous concentrons plus particulièrement sur les conditions d'émergence des artefacts éditoriaux, et donc de la façon dont sont fabriqués et produits des livres.
Les dispositifs habituels, basés sur des traitements de texte ou des logiciels de publication assistée par ordinateur, laissent peu de possibilités en terme d'adaptabilité, comme dit plus haut.
Les dispositifs habituels, basés sur des traitements de texte ou des logiciels de publication assistée par ordinateur, laissent peu de possibilités en termes d'adaptabilité, comme dit plus haut.
Par ailleurs, ces logiciels sont pour la plupart propriétaires et conçus par des entreprises qui n'ont pas toujours de lien avec les métiers de l'édition ou de connaissance profonde du livre.
Même quand il s'agit de logiciels libres — promus comme alternative comme c'est le cas avec Scribus face à InDesign —, ces interfaces graphiques ne permettent pas toujours d'accéder aux fonctionnalités attendues.
Ou plutôt les interfaces graphiques guident les personnes qui l'utilisent à tel point qu'elles ne peuvent faire que ce qu'elles sont invitées à faire.


@@ 171,7 171,7 @@ En appliquant ces trois types d'activités au numérique, et à partir de plus
En résumé, je propose de définir l'agentivité comme la capacité d'agir, qui est elle-même la capacité d'interrompre un comportement.
{{< /citation >}}

Pour Silvio Lorusso les logiciels et les plateformes laissent de moins en moins de possibilités pour _agir_, donc pour exercer une action qui contient en soit de l'imprévisible, ou qui offre une certaine liberté d'action ou de non action — en tant que celle-ci dépasse un encadrement stricte des manipulations par la personne qui l'utilise.
Pour Silvio Lorusso les logiciels et les plateformes laissent de moins en moins de possibilités pour _agir_, donc pour exercer une action qui contient en soi de l'imprévisible, ou qui offre une certaine liberté d'action ou de non action — en tant que celle-ci dépasse un encadrement strict des manipulations par la personne qui l'utilise.
L'auteur de ce long texte fait mention des travaux d'Alan Kay et Adele Goldberg dans les années 1970 autour du développement de l'informatique personnelle avec le projet "Personal Dynamic Media" {{< cite "kay_personal_1977" >}}, sur lequel nous revenons plus longuement dans le cinquième chapitre de cette thèse{{< renvoi chapitre="5" section="2" >}}.
Silvio Lorusso, en plus de promouvoir des initiatives technologiques qui permettent de conserver une large liberté d'usage, propose de repenser notre relation à l'informatique en tant que pratique créatrice :



@@ 185,5 185,5 @@ L'impraticité est une série de comportements anticipés, il s'agit d'un "savoi
Pour Silvio Lorusso la littératie doit reposer sur le fait de comprendre comment les choses fonctionnent pour pouvoir automatiser ce qui peut l'être.

L'édition est un acte en tant qu'il peut permettre une action, une agentivité ou une praticité au sens de Silvio Lorusso.
L'étude de cas qui suit illustre _concrètement_ une telle pratique d'édition : le choix et la maîtrise des outils d'édition amènent à repenser plusieurs éléments dont les artefacts produits, mais aussi la publication des dits outils.
L'étude de cas qui suit illustre _concrètement_ une telle pratique d'édition : le choix et la maîtrise des outils d'édition amènent à repenser plusieurs éléments dont les artefacts produits, mais aussi la publication desdits outils.


M content/p/02/02-03.md => content/p/02/02-03.md +2 -2
@@ 48,7 48,7 @@ Abrüpt se positionne en opposition à un écosystème établi, en tant qu'élec
Pour préciser ces questions de formes, de formats et d'accès qui sont au cœur de la pratique éditoriale d'Abrüpt, prenons l'exemple d'un livre, _L'incendie est clos_ d'Otto Borg.
Il s'agit du troisième livre d'Abrüpt, publié en juin 2018.
Comme la majorité des titres du catalogue de l'éditeur, l'ouvrage est proposé dans une version imprimée et dans plusieurs versions numériques.
L'objet _papier_ est issu d'une impression à la demande, procédé déjà évoqué{{< renvoi chapitre="1" section="1" h3="2" >}} qui allège la maison d'édition en terme d'investissement financier et de gestion des stocks.
L'objet _papier_ est issu d'une impression à la demande, procédé déjà évoqué{{< renvoi chapitre="1" section="1" h3="2" >}} qui allège la maison d'édition en termes d'investissement financier et de gestion des stocks.
Abrüpt utilise les outils de fabrication, de production et de diffusion de notre époque, ce qui inclut ce mode d'impression.
Nous ne savons rien sur l'auteur de _L'incendie est clos_, Otto Borg, à part deux textes publiés chez Abrüpt et quelques brèves lignes sur le site web de l'éditeur.
_L'incendie est clos_ est un livre qui s'apparente à de la poésie politique.


@@ 153,7 153,7 @@ En mettant en scène ainsi ses intentions, Abrüpt affirme un acte plus qu'un ge

Comme nous l'avons vu{{< renvoi chapitre="2" section="1" >}} via l'apport de la théorie de l'acte éditorial de Brigitte Ouvry-Vial {{< cite "ouvry-vial_acte_2007" >}}, le terme "geste" est ambigu.
Le _geste_ suppose une part d'inspiration extérieure qui échappe à l'activité d'édition qui est pourtant technique.
Dans notre approche de l'édition, le _geste_ éditorial n'existe pas car il sous-entend que la présupposée inspiration dépasse les rouages techniques nécessaires à la réalisation du travail sur un texte.
Dans notre approche de l'édition le _geste_ éditorial n'existe pas, car il sous-entend que la présupposée inspiration dépasse les rouages techniques nécessaires à la réalisation du travail sur un texte.
L'édition ne dépend pas d'autre chose que des actes des différentes personnes et outils impliqués dans cette activité, la technique n'est pas qu'une partie de l'édition, elle la constitue.
L'édition est un acte, il s'agit d'un processus clairement défini, quand bien même les formes qu'il porte ou qu'il produit sont, elles, génératrices de confusion ou d'ambiguïté.
La démarche d'Abrüpt est une vigoureuse affirmation de ce positionnement : l'activité d'édition n'est pas un _geste_, car elle requiert un ensemble de techniques précises, agrégées dans des technologies d'édition.

M content/p/02/02-04.md => content/p/02/02-04.md +2 -2
@@ 41,7 41,7 @@ En effet chaque document peut être fragmenté en autant de ressources qui sont 
Pour paraphraser Bruno Bachimont, l'_éditorialisation_ est ce processus d'écriture qui rassemble des ressources pour constituer une nouvelle publication.
L'enjeu est alors de construire des outils permettant d'assister la manipulation des contenus pour générer de nouveaux documents, et ainsi faire acte d'édition.

Reconsidérer l'édition dans un contexte numérique, et par là même les activités de lecture et d'écriture, constitue une évolution importante — surtout dans le domaine de la publications scientifique {{< cite "broudoux_editorialisation_2022" "110" >}} sans pour autant s'y restreindre.
Reconsidérer l'édition dans un contexte numérique, et par là même les activités de lecture et d'écriture, constitue une évolution importante — surtout dans le domaine de la publication scientifique {{< cite "broudoux_editorialisation_2022" "110" >}} sans pour autant s'y restreindre.
Les structures d'édition s'emparent des possibilités du numérique pour envisager de nouvelles modalités de diffusion :

{{< citation ref="chartron_edition_2016" page="18" lang="fr" >}}


@@ 83,7 83,7 @@ Les travaux successifs de Bruno Bachimont, de Louise Merzeau, de Michael Sinatra

Plus largement, les pratiques d'édition mais aussi de _publication_ surgissent dans de nouveaux cadres, s'émancipant du rôle traditionnel de l'éditeur et de sa figure.
Avec l'apparition d'outils de création et de production, mais aussi de plateformes de diffusion, l'amateur peut _éditer_ {{< cite "parmentier_pourquoi_2021" >}}.
C'est la figure même de l'éditeur qui est peu à peu déconstruite à travers cette opportunité de faire exister des textes à moindre frais.
C'est la figure même de l'éditeur qui est peu à peu déconstruite à travers cette opportunité de faire exister des textes à moindres frais.
Cela crée une forme d'horizontalité, plaçant les figures d'amateur et d'auteur (reconnu) sur un plan (économique) d'égalité.
Cette reconfiguration est à la fois enthousiasmante pour les possibilités de création, et décevante pour la qualité des artefacts et leur condition de circulation, les textes sont en effet souvent enfermés dans les silos bien gardés d'entreprises privées.
L'éditorialisation est ainsi une notion qui décrit un phénomène de recomposition dans l'environnement numérique, et un concept qui définit un phénomène d'édition en redéfinissant la constitution et la circulation des contenus.

M content/p/02/02-05.md => content/p/02/02-05.md +5 -5
@@ 33,7 33,7 @@ Les Ateliers est une maison d'édition qui publie des essais dans le domaine des
Les ouvrages publiés comportent un appareil critique (notes, références bibliographiques, bibliographies, index et glossaires) et suivent un parcours éditorial spécifique qu'est celui de l'édition académique (soumission, éditions, relectures, modifications, validation, etc.).
Les besoins en édition des Ateliers sont ceux de l'édition savante : des validations par les pairs ; un important travail sur le texte pour des questions de structure et de lisibilité ; des appareils critiques élaborés ; une fabrication qui permet des allers-retours entre les différentes personnes impliquées ; une pérennité des formats pour des modifications ultérieures ; la production d'artefacts qui facilitent une diffusion organisée ; etc.
Cette démarche comporte aussi une recherche de nouveaux modèles éditoriaux.
Il faut considérer les dimensions d'expérimentation, de prototype voir de bidouillage indispensables à cette recherche.
Il faut considérer les dimensions d'expérimentation, de prototype voir de bidouillages indispensables à cette recherche.
Si Abrüpt{{< renvoi chapitre="2" section="3" >}} ou les Ateliers font le choix inverse de la plupart des maisons d'édition, en construisant leurs dispositifs techniques loin des logiciels clés en main, c'est dans une volonté d'exploration épistémologique qui dépasse l'objectif de _produire_ des artefacts.

Pour réaliser ce projet, les personnes impliquées dans les Ateliers de \[sens public\] ont adopté des méthodes, mis en place un certain nombre d'outils et fait des choix éminemment politiques pour ainsi composer une chaîne d'édition.


@@ 75,7 75,7 @@ Nous rejoignons ici les considérations déjà évoquées à propos de l'éditor
Une chaîne d'édition est l'ensemble des processus, des méthodes et des outils nécessaires à la réalisation d'une activité d'édition, et plus spécifiquement à la création, la fabrication, la production et la diffusion d'un livre.
Si l'objet de la chaîne d'édition est la génération d'un tel artefact, sa matière première est le texte mais ne se réduit pas à lui.
Une chaîne d'édition est basée sur une modélisation éditoriale qui doit permettre une gestion sémantique des contenus en vue de la réalisation d'un ou de plusieurs artefacts tels qu'un livre imprimé, un livre numérique, un document structuré ou toute autre forme permettant de diffuser des contenus, des idées, et de faire sens.
Une chaîne d'édition est aussi, comme le terme de "chaîne" l'implique, une suite d'étapes successives et souvent linéaires, et à ce titre elle peut être critiquée et mise en regard d'autres dispositifs qui envisagent, de façon divergente, l'édition comme un entremêlement d'opérations en prenant en compte leurs relations et leurs apports mutuels.
Une chaîne d'édition est aussi, comme le terme de "chaîne" l'implique, une suite d'étapes linéaires, et à ce titre elle peut être critiquée et mise en regard d'autres dispositifs qui envisagent, de façon divergente, l'édition comme un entremêlement d'opérations en prenant en compte leurs relations et leurs apports mutuels.
{{< /definition >}}




@@ 120,7 120,7 @@ Cet environnement d'écriture inclut une structuration sémantique via un langag
Dans la pratique une partie des auteurs et des autrices convertissent leurs textes depuis un traitement de texte vers _Stylo_, il peut donc y avoir une étape d'écriture préalable dans un logiciel type Microsoft Word, souvent sans sémantique.
La raison de l'utilisation de _Stylo_ est double : structurer sémantiquement les textes et disposer d'un espace de conversation _autour_ des textes.
L'abandon du traitement de texte — majoritairement utilisé pour les pratiques d'écriture, d'autant plus en milieu académique ou savant — pour l'éditeur de texte _Stylo_ permet de faire de faire de l'édition numérique{{< renvoi chapitre="3" section="4" >}} et sémantique.
En effet, il s'agit de donner du sens au texte : celui-ci, pour être lu, a autant besoin d'un rendu graphique que d'un balisage nécessaires aux différents environnements numériques de diffusion.
En effet, il s'agit de donner du sens au texte : celui-ci, pour être lu, a autant besoin d'un rendu graphique que d'un balisage pour sa diffusion sur les différents environnements numériques.
Il peut s'agir par exemple du format HTML, format qui représente l'information autant graphiquement que sémantiquement.

_Stylo_ permet également de prévisualiser le texte, cet aperçu est disponible sous la forme d'une page web qui peut être annotée via le service Hypothesis{{< n >}}[https://web.hypothes.is](https://web.hypothes.is){{< /n >}}.


@@ 153,7 153,7 @@ Nous avons précédemment mentionné le fait que _Stylo_ versionne les textes, a
C'est la première chose qui est gérée en dehors de _Stylo_ avec le logiciel de gestion de versions Git et la plateforme GitLab.
Git est un système de contrôle de versions (aussi appelé logiciel de gestion de versions) {{< cite "chacon_pro_2018" >}} destiné à gérer du code informatique.
Les logiciels de contrôle ou de gestion de versions sont nombreux, leur histoire est riche, et Git y a pris une place prépondérante pour ne pas dire monopolistique.
Le fonctionnement de Git est puissant et facilite les interactions avec le code, à plusieurs, mais la plateforme GitHub a clairement contribué à popularisé ce système de _versionnement_.
Le fonctionnement de Git est puissant et facilite les interactions avec le code, à plusieurs, mais la plateforme GitHub a clairement contribué à populariser ce système de _versionnement_.

Git est aussi employé pour versionner du _texte_ dans des activités éditoriales diverses — majoritairement la fabrication de livres.
Quel est l'apport de Git pour gérer du texte ?


@@ 238,7 238,7 @@ Dès qu'une modification est effectuée et déclarée, puis envoyée sur la plat
Chaque livre des Ateliers est ainsi _déployé_ {{< cite "fauchie_deployer_2021" >}} sur différents environnements : une version de développement, en ligne, mais qui n'est pas rendue publique ; une version en production, publique, sur le site des Ateliers.
Pour mieux comprendre ce fonctionnement il faut préciser que les modifications peuvent porter sur les _sources_ (les textes) mais aussi sur les scripts ou les gabarits des différents artefacts générés.
Il y a une séparation nette entre les sources, les modèles des artefacts et les fichiers générés (qui forment les artefacts).
Ces artefacts sont produits avec le Pressoir décrits ci-après.
Ces artefacts sont produits avec le Pressoir décrit ci-après.


### 2.5.5. Le _Pressoir_

M content/p/03/03-01.md => content/p/03/03-01.md +1 -1
@@ 16,7 16,7 @@ Il ne s'agit pas uniquement de constater les changements induits par le numériq
Le numérique est une infrastructure technique permettant l'échange de données, il est composé de dispositifs d'affichage et d'interaction.
Le numérique permet le développement d'usages à partir de technologies, ces technologies bénéficient en retour de ces pratiques pour évoluer.
Le numérique est constitué de l'informatique en tant que modélisation calculatoire sur laquelle des machines diverses traitent des informations à l'aide de programmes, instanciés grâce à des protocoles et des standards.
Le numérique est englobant et ubiquitaire car il se structure avec le _métamédia_ qu'est l'informatique.
Le numérique est englobant et ubiquitaire, car il se structure avec le _métamédia_ qu'est l'informatique.
Des services comme le Web se fondent sur des réseaux de réseaux comme Internet, et font émerger des modalités d'écriture et d'édition, multiples et protéiformes.
Les _cultures numériques_ se forment avec les terminaux, les logiciels, les plateformes, les protocoles, les normes et les standards.
{{< /definition >}}

M content/p/03/03-02.md => content/p/03/03-02.md +6 -6
@@ 49,7 49,7 @@ Dans le cas de structures d'édition qui sont amenées à publier conjointement 
### 3.2.2. La possibilité du livre numérique : entre standard, dispositif technique et volonté éditoriale

Recommençons.
Définir le livre numérique est à la fois simple car son histoire est récente et documentée, et complexe car les rares définitions formalisées répondent à des modèles épistémologiques souvent opposés {{< cite "fauchie_origines_2019" >}}.
Définir le livre numérique est à la fois simple, car son histoire est récente et documentée, et complexe, car les rares définitions formalisées répondent à des modèles épistémologiques souvent opposés {{< cite "fauchie_origines_2019" >}}.
Un consensus s'accorde sur le premier livre numérique historique avec la mise à disposition de la Déclaration d'indépendance des États-Unis sour forme de fichier texte par Michael S. Hart en 1971.
Loin d'être la première expérience de _lecture_ numérique ou de _littérature_ numérique, cette date révèle déjà un élément analytique déterminant : lorsqu'il s'agit de livre numérique il est important d'associer le contenu, sa diffusion et le dispositif de lecture — le modèle économique vient malgré tout après.
L'apport de Michael S. Hart porte autant sur le format choisi que sur le mode de diffusion.


@@ 164,7 164,7 @@ Les livres numériques "enrichis" sont, en revanche, décrits comme des œuvres 

Les expérimentations _enrichies_, comme les décrit Nolwenn Tréhondart dans sa thèse dédiée à ce sujet, sont plus complexes à diffuser et à vendre en raison de ces formes plurielles et parfois imprévisibles.
Plusieurs tentatives participent à cette volonté d'embrasser le numérique en tant que nouveau médium, comme les liens hypertextes, la mise en réseau, l'embarquement de médias divers ou encore les fonctionnalités inhérentes aux dispositifs (écran tactile, géolocalisation, positionnement de la tablette, microphone, etc.).
Ces expérimentations ont accompagné le développement du livre numérique dans sa globalité, parfois au sein de structures plus proches du jeux vidéo que de l'édition, ou parfois en s'associant à ces démarches multimédia.
Ces expérimentations ont accompagné le développement du livre numérique dans sa globalité, parfois au sein de structures plus proches du jeu vidéo que de l'édition, ou parfois en s'associant à ces démarches multimédia.
C'est le cas de Mnémos en France, qui a développé un catalogue de livres numériques homothétiques en parallèle de projets plus audacieux intégrant des enrichissements propres au numérique {{< cite "combet_univers_2015" >}}.
Le livre numérique enrichi pose problème car il échappe à une commercialisation classique.
Ses formats sont divers et souvent non interopérables — par exemple les applications uniquement conçues pour les tablettes iPad de la marque Apple.


@@ 195,7 195,7 @@ Tentant de reproduire le modèle industriel construit autour de l'imprimé, le m
L'équilibre économique des structures d'édition, basé sur les activités de diffusion et de distribution du livre imprimé, se voit bouleversé par l'introduction du livre numérique qui ne nécessite plus le même type d'acheminement.
La seule option acceptable est l'_homothétisation_ du livre numérique et de la chaîne numérique dans son ensemble.
Il ne s'agit donc pas d'utiliser la technologie pour considérer de nouveaux modes de création, d'écriture, d'édition, de fabrication ou de production, mais de dupliquer un fonctionnement établi sans questionner cette nouvelle disposition.
Néanmoins d'autres initiatives existent, guidées non pas par une recherche de profit — voire même de rentabilité —, mais par une volonté d'explorer d'autres modèles épistémologiques _avec_ le numérique — et non _grâce à_.
Néanmoins d'autres initiatives existent, guidées non pas par une recherche de profit — voire de rentabilité —, mais par une volonté d'explorer d'autres modèles épistémologiques _avec_ le numérique — et non _grâce à_.
Deux modèles épistémologiques cohabitent : un numérique qui duplique et un numérique qui invente.




@@ 234,7 234,7 @@ Le premier exemple est l'usage des technologies du Web par le groupe d'édition 
L'objectif est d'accélérer les modes de production et d'adopter une logique de flux permise par des contenus structurés avec les technologies du Web, plutôt que l'usage de logiciels comme InDesign {{< cite "cramer_beyond_2017" >}}.
Cette méthode — que nous détaillons plus longuement par la suite{{< renvoi chapitre="5" section="2" >}} — permet d'imprimer ainsi d'imprimer des pages web via l'utilisation d'un logiciel spécifique.
The Getty, fondation et musée, a mis en place une chaîne de publication numérique et multimodale nommée Quire qui reprend ce principe {{< cite "fauchie_les_2020" "6-8" >}}.
L'idée ici est de publier des catalogues d'exposition en plusieurs formats, un version imprimée et plusieurs numériques, à partir d'une même source.
L'idée ici est de publier des catalogues d'exposition en plusieurs formats, une version imprimée et plusieurs numériques, à partir d'une même source.
La chaîne de publication repose sur un langage de balisage qui structure les contenus, et sur plusieurs composants (interchangeables) qui convertissent et organisent les fichiers.
Le troisième exemple est Ed, un outil développé dans le champ des humanités numériques pour produire des livres web avec un minimum de dépendances technologiques {{< cite "gil_design_2019" >}} : un générateur de site statique basé sur un langage de balisage léger, et des possibilités d'hébergement du site web à moindre coût ou gratuit.
Ces trois initiatives révèlent des méthodes et des outils divers, dans trois contextes différents qui ont en commun de s'éloigner de la logique logicielle — un outil générique qui peut tout faire — et de reconfigurer les modes de validation et de diffusion.


@@ 243,7 243,7 @@ Ces trois initiatives révèlent des méthodes et des outils divers, dans trois 
### 3.2.5. Pour une redéfinition du livre

L'_homothétisation_ de l'édition n'est pas une fatalité comme le prouve les expérimentations ci-dessus, plusieurs regards théoriques rejoignent ces initiatives et permettent d'envisager une reconfiguration plus enthousiasmante du livre avec le numérique.
Hubert Guillaud et Pierre Mounier proposent deux positionnement, respectivement autour des potentialités sociales du livre avec Hubert Guillaud, et dans la dimension de _réinscriptibilité_ du livre numérique avec Pierre Mounier.
Hubert Guillaud et Pierre Mounier proposent deux positionnements, respectivement autour des potentialités sociales du livre avec Hubert Guillaud, et dans la dimension de _réinscriptibilité_ du livre numérique avec Pierre Mounier.
Les deux auteurs ont en commun leur participation à l'ouvrage _Read/Write Book_ {{< cite "dacos_read-write_2009" >}} ainsi que l'engagement dans une pensée critique du numérique en général et du livre numérique en particulier.

Pour Hubert Guillaud, le livre numérique marque une évolution plus profonde de notre relation avec l'écrit, guidée par une sociabilisation du livre.


@@ 264,6 264,6 @@ Dernières arrivées dans le paysage de l'édition électronique, les initiative
Ainsi Wikipédia serait l'une des formes de livre numérique la plus aboutie, puisque pensée pour être constamment réécrite.
Dans ces deux propositions il s'agit de redéfinir le livre et le rapport que nous entretenons avec cette figure culturelle, avec, en creux, l'espoir de voir surgir de nouvelles formes de création et de partage de la connaissance.

Le livre numérique, en tant que nouvel objet et en tant que phénomène d'édition, révèle des rapports au numérique ambigües, voir des visions du monde antagonistes.
Le livre numérique, en tant que nouvel objet et en tant que phénomène d'édition, révèle des rapports au numérique ambigus, voir des visions du monde antagonistes.
Nous avons analysé l'édition _dans_ le numérique, nous devons désormais étudier comment éditer _avec_ et _en_ numérique, et tout d'abord avec l'étude de cas d'Ekdosis, une chaîne d'édition pour l'édition critique.


M content/p/03/03-03.md => content/p/03/03-03.md +4 -4
@@ 31,9 31,9 @@ Faire une édition critique imprimée est de fait le geste qui représente le mi

Une édition critique imprimée est le résultat de décisions éditoriales complexes qui sont implémentées dans l'espace de la page, la difficulté réside dans l'affichage de ces données textuelles et graphiques, souvent en grand nombre.
Ainsi l'apparat critique doit obligatoirement figurer sur la même page que le texte qu'il commente, tout en laissant suffisamment de place pour celui-ci afin qu'il reste visible et lisible.
Comme nous l'avons vu avec _L'Utopie_ de Thomas Moore et son analyse par Jean-François Vallée{{< renvoi chapitre="1" section="2" >}}, la page est le lieu de choix éditoriaux, les compromis en terme de production de l'objet imprimé conduisant à des pertes irrémédiables.
Comme nous l'avons vu avec _L'Utopie_ de Thomas Moore et son analyse par Jean-François Vallée{{< renvoi chapitre="1" section="2" >}}, la page est le lieu de choix éditoriaux, les compromis en termes de production de l'objet imprimé conduisant à des pertes irrémédiables.
Les projets d'édition critique présentent des enjeux similaires, il est par exemple parfois nécessaire de disposer, sur un même espace, à la fois des leçons, des variantes, d'un apparat critique et d'un appareil critique {{< cite "cerquiglini_eloge_1989" >}}.
L'édition imprimée est parvenue à résoudre ce défi, faisant l'acquisition d'un savoir-faire en terme de composition typographique, qui s'inscrit dans une plus longue tradition qui débute bien avant les débuts de l'imprimerie à caractères mobiles.
L'édition imprimée est parvenue à résoudre ce défi, faisant l'acquisition d'un savoir-faire en matière de composition typographique, qui s'inscrit dans une plus longue tradition qui débute bien avant les débuts de l'imprimerie à caractères mobiles.
L'édition critique imprimée a ainsi développé des codes sémiotiques qui sont partagés et compris, ils sont le résultat de décisions et d'un jeu de conventions où tout ne peut être montré, et où les contraintes techniques sont totalement intégrées dans les opérations éditoriales.

Le numérique vient fortement bouleverser ces éléments établis, d'une part avec la disponibilité des textes en ligne, et d'autre part avec les possibilités d'affichage des objets numériques (les sites web en premier lieu), remettant en cause la figure d'autorité d'une édition critique, pourtant acquise avec une édition critique imprimée.


@@ 56,7 56,7 @@ L'histoire de LaTeX prend part à celle plus large des technologies de l'éditio
LaTeX a été développé par et pour les scientifiques, en lien avec plusieurs domaines comme l'informatique, les mathématiques ou la physique.

LaTeX est d'abord fait de TeX, un système de composition typographique qui repose sur un programme et une série de macros.
LaTeX correspond à un ensemble de macros qui facilitent l'usage de TeX, permettant de disposer d'un certains nombre de commandes déjà préformatées pour composer le texte.
LaTeX correspond à un ensemble de macros qui facilitent l'usage de TeX, permettant de disposer d'un certain nombre de commandes déjà préformatées pour composer le texte.
TeX a été créé par Donald Knuth — un informaticien et mathématicien — afin de pallier des défauts de mise en forme d'un de ses livres, à la fin des années 1970 {{< cite "knuth_computers_1986" >}}.
Regrettant la pauvreté de la qualité de la composition typographique de la deuxième édition du second volume de son ouvrage _The Art of Computer Programming_, il se met en tête de créer un système informatique d'édition de documents.
Nous sommes à la fin des années 1970, les systèmes de composition et d'impression photographiques remplacent alors les systèmes d'impression mécanique par pression.


@@ 74,7 74,7 @@ De nombreuses distributions existent, notamment pour prendre en compte des cas s
LaTeX est utilisé dans plusieurs domaines, surtout académiques, pour la production d'articles, de thèses ou de livres, comme les mathématiques ou l'informatique, et notamment pour sa formidable gestion typographiques des formules mathématiques.
Certaines personnes en sciences humaines y ont également recours pour sa grande fiabilité typographique — parfois via le convertisseur Pandoc.
La communauté LaTeX, répartie selon les distributions et les applications, est importante, tout comme les diverses ressources mises à disposition (manuels, guides, forums, listes de diffusion, etc.){{< n >}}[https://ctan.org](https://ctan.org){{< /n >}}.
LaTeX nécessite un apprentissage, tant en terme de _rédaction_ avec l'utilisation de commandes textuelles, que pour générer les formats de sortie via un terminal.
LaTeX nécessite un apprentissage, tant en termes de _rédaction_ avec l'utilisation de commandes textuelles, que pour générer les formats de sortie via un terminal.
LaTeX est un système exigeant qui, une fois le temps de prise en main passé et les ressources identifiées, est d'une grande efficacité, par exemple pour des langues non latines, des structurations complexes, ou la génération d'outils du livre comme des index.
Malgré son fonctionnement rigide, LaTeX est un système de composition puissant, extensif et évolutif.


M content/p/03/03-04.md => content/p/03/03-04.md +9 -10
@@ 51,8 51,8 @@ The study of digital culture; a collaborative praxis; the intersection of comput

Ce ne sont ici que quelques définitions isolées parmi les 817 réunies sur le site web "What Is Digital Humanities?".
Au-delà d'être une preuve de la richesse de ce _domaine_, il s'agit aussi de constater une certaine forme de dissonance ou d'éparpillement.
Dissonance car les approches scientifiques classiques nous ont habitués à voir des domaines fortement encadrés, avec des traditions parfois très anciennes.
Éparpillement car les humanités numériques n'ont pas vocation à former un tout homogène ou uni.
Dissonance, car les approches scientifiques classiques nous ont habitués à voir des domaines fortement encadrés, avec des traditions parfois très anciennes.
Éparpillement, car les humanités numériques n'ont pas vocation à former un tout homogène ou uni.

Pour comprendre comment cette diversité s'est constituée, notons que l'origine des humanités numériques est le calcul.
Cette première dimension consiste plus précisément dans le fait de pouvoir atteindre des résultats impossibles sans le recours à l'informatique.


@@ 111,9 111,8 @@ Les deux opus se répondent et se complètent, démontrant combien l'évolution 
### 3.4.2. Chercher et publier

Comment des projets de recherche qui s'inscrivent dans les humanités numériques se développent-ils avec une forte composante éditoriale ?
La recherche scientifique est réalisée dans une perspective de publication, cette composante est essentielle pour _soumettre_, _valider_ puis _partager_ la connaissance.
Le modèle épistémologique des humanités numériques est constitué de l'édition numérique, en tant que celle-ci est …
L'évolution des pratiques scientifiques est mêlée à celle des pratiques de publication.
La recherche scientifique est réalisée dans une perspective de publication, cette composante est essentielle pour _soumettre_, _valider_ puis _partager_ la connaissance ; l'évolution des pratiques scientifiques est mêlée à celle des pratiques de publication.
Le modèle épistémologique des humanités numériques est constitué de l'édition numérique.
Cinq exemples illustrent ce phénomène, cinq publications qui démontrent combien les humanités numériques sont des dispositifs de production de formes éditoriales expérimentales ou originales.

Le premier exemple est la collection "Read/Write Book" et ses deux opus dirigés respectivement par Marin Dacos {{< cite "dacos_read-write_2009" >}} puis Pierre Mounier {{< cite "mounier_readwrite_2012" >}}.


@@ 131,7 130,7 @@ C'est d'ailleurs l'un des points qui apparaît dans le manifeste (francophone) d
Nous, acteurs des digital humanities, nous nous constituons en communauté de pratique solidaire, ouverte, accueillante et libre d’accès.
{{< /citation >}}

Le deuxième exemple de _dispositif éditorial original_ est le livre _Digital_Humanities_ de Anne Burdick, Johanna Drucket, Peter Lunenfeld, Todd Presner et Jeffrey Schnapp {{< cite "burdick_digital_humanities_2012" >}}, dont la forme présente plusieurs particularités.
Le deuxième exemple de _dispositif éditorial original_ est le livre _Digital_Humanities_ d'Anne Burdick, Johanna Drucket, Peter Lunenfeld, Todd Presner et Jeffrey Schnapp {{< cite "burdick_digital_humanities_2012" >}}, dont la forme présente plusieurs particularités.
L'introduction comporte un avertissement à ce sujet, pointant le fait que l'ouvrage ne répond pas aux standards académiques classiques.
_Digital_Humanities_ est composé d'analyses théoriques, d'études de cas, et d'un guide pour les humanités numériques — constitué lui-même de questions/réponses et de fiches pratiques.
Le livre se définit comme un manuel{{< n >}}Ou _Guidebook_ en anglais.{{< /n >}} ou un outil pour comprendre et adopter l'approche des humanités numériques.


@@ 139,7 138,7 @@ Les autrices et les auteurs ont participé directement à la conception éditori

Le troisième exemple est _Pratiques de l'édition numérique_, publié en 2014 et dirigé par Michael Sinatra et Marcello Vitali-Rosati {{< cite "sinatra_pratiques_2014" >}}, qui rassemble des textes sur l'édition numérique, la culture numérique et les humanités numériques.
À la suite de _Read/Write Book_, ce projet éditorial revendique le lien fort entre édition numérique et humanités numériques.
Le livre est publié en différentes versions dont une destinée au grand public — imprimée en petit format avec un appareil critique minimal et un petit prix —, et une version enrichie en ligne — dont les fonctionnalités et la forme sont proche de l'ouvrage _Exigeons de meilleures bibliothèques_ de David R. Lankes déjà présenté{{< renvoi chapitre="1" section="5" >}}.
Le livre est publié en différentes versions dont une destinée au grand public — imprimée en petit format avec un appareil critique minimal et un petit prix —, et une version enrichie en ligne — dont les fonctionnalités et la forme sont proches de l'ouvrage _Exigeons de meilleures bibliothèques_ de David R. Lankes déjà présenté{{< renvoi chapitre="1" section="5" >}}.
L'effort est ici mis sur l'accès au livre (libre pour sa version web) et les enrichissements intégrés dans le texte.
_Pratiques de l'édition numérique_ est une démarche éditoriale performative, qui vise à prouver les hypothèses et les théories présentées en les appliquant à la publication elle-même.



@@ 169,7 168,7 @@ Ces six exemples — au total — démontrent le lien constitutif entre humanit

### 3.4.3. Publier du texte et éditer du code

Certaines des publication ci-dessus présentent deux particularités qui nous permettent de distinguer la publication et l'édition, et d'analyser l'ambiguïté parfois présente entre les deux termes : d'une part en ce qui concerne les espaces de publication non conventionnels et d'autre part les pratiques d'édition du code.
Certaines des publications ci-dessus présentent deux particularités qui nous permettent de distinguer la publication et l'édition, et d'analyser l'ambiguïté parfois présente entre les deux termes : d'une part en ce qui concerne les espaces de publication non conventionnels et d'autre part les pratiques d'édition du code.

{{< citation ref="burdick_digital_humanities_2012" page="86" lang="en" >}}
"To publish" is to make something public, to place it within a sphere for broad scrutiny, critical engagement, and community debate. Traditionally, publishing meant finding a journal or press in order to make academic treatises, arguments, and the results of research public— but this "public" was in reality primarily or even exclusively readers initiated in and defined by the discursive conventions of a given field.


@@ 191,7 190,7 @@ Nous observons donc la constitution d'une{{< n >}}Nous nuançons cette prétendu
Dans les humanités numériques des efforts conséquents sont déployés pour produire de la connaissance, donner accès à ce qui devient des outils, en mêlant _texte_ et _code_.
Mettre à disposition est une nécessité, non pas tant, rappelons-le, dans une volonté d'accélérer le temps scientifique, mais plutôt pour confronter, pour confirmer ou pour rendre reproductibles les processus de recherche.
Cela requiert un apprentissage des techniques de publication et de contribution : créer puis maintenir un site web pour présenter un projet ou un blog pour partager des expériences, rédiger une page web ou publier un billet de blog, commenter des contenus existants ou contribuer à des sites web collectifs, interagir sur des plateformes de réseau social, etc.
Ces enjeux révèlent la question de la soutenabilité de telles pratiques, considérant les actions de formation, de documentation et de _soin_ de ces publications comme constitutives d'une pratiques scientifique.
Ces enjeux révèlent la question de la soutenabilité de telles pratiques, considérant les actions de formation, de documentation et de _soin_ de ces publications comme constitutives d'une pratique scientifique.


### 3.4.4. Les apports critiques des humanités numériques


@@ 201,7 200,7 @@ Cette réflexivité — faire usage des technologies tout en critiquant cet usag
Ce panorama, non exhaustif, se justifie également comme une opportunité de porter un regard critique sur les domaines de l'édition et de l'édition numérique.

Cette dimension critique apparaît dès les débuts des humanités numériques, mais la série de livres _Debates_ a plus fortement formalisé plusieurs de ces mouvements.
Le premier titre de la série, _Debates in The Digital Humanities_, publié en 2012 et dirigé par Matthew K. Gold, rassemble une trentaines de textes originaux ainsi que des billets de blog, sur plus de 500 pages {{< cite "gold_debates_2012" >}}.
Le premier titre de la série, _Debates in The Digital Humanities_, publié en 2012 et dirigé par Matthew K. Gold, rassemble une trentaine de textes originaux ainsi que des billets de blog, sur plus de 500 pages {{< cite "gold_debates_2012" >}}.
La troisième partie de cet ouvrage est intitulée "Critiquing the Digital Humanities", avec des contributions qui relèvent de l'intersectionnalité, de l'hacktivisme, de la représentation des femmes dans la recherche scientifique ou encore de l'accessibilité.
Il ne s'agit plus seulement d'expliquer comment se constituent de nouvelles méthodologies, de donner à voir des démarches scientifiques en sciences humaines qui utilisent pleinement l'informatique, mais de proposer des regards critiques sur ces pratiques et de constater l'apport de cette posture critique sur les pratiques elles-mêmes.
Si _A Companion to Digital Humanities_ est construit autour des enjeux de "principes, applications et dissémination" des humanités numériques, cette perspective théorico-pratique est quelque peu remise en cause dans l'introduction de _Debates in the Digital Humanities_, marquant une nouvelle étape pour cette approche multidisciplinaire.

M content/p/03/03-05.md => content/p/03/03-05.md +5 -5
@@ 81,8 81,8 @@ Une même source est éditée — cette précision est décisive — plutôt que
Le langage de balisage léger Markdown a été choisi pour sa simplicité et son extensibilité possible avec certains convertisseurs.
Markdown est en effet conçu pour être converti dans un autre langage de balisage HTML — il est plus longuement analysé par la suite{{< renvoi chapitre="4" section="3" >}}.
Il s'agit donc de passer d'un système de balisage à un autre, le premier étant créé pour être lisible et utilisable par des personnes humaines, mais aussi des programmes, alors que le second est produit pour être interprété par des logiciels — en l'occurrence un navigateur web en premier lieu.
Markdown est un langage ambigu, il ne dispose pas d'une standardisation comme par exemple HTML, mais cette ambiguïté offre une certaine souplesse dans son usage.
Avec le générateur de site statique Hugo, il est possible d'utiliser un balisage plus riche : soit en intégrant directement du HTML dans un fichier Markdown, soit en ayant recours à des _shortcodes_ qui définissent une structure différentes pour chaque format de sortie — nous détaillons ce comportement dans le dernier chapitre{{< renvoi chapitre="5" section="4" h3="5" >}}.
Markdown est un langage ambigu, il ne dispose pas d'une standardisation comme HTML, mais cette ambiguïté offre une certaine souplesse dans son usage.
Avec le générateur de site statique Hugo, il est possible d'utiliser un balisage plus riche : soit en intégrant directement du HTML dans un fichier Markdown, soit en ayant recours à des _shortcodes_ qui définissent une structure différente pour chaque format de sortie — nous détaillons ce comportement dans le dernier chapitre{{< renvoi chapitre="5" section="4" h3="5" >}}.

{{< code type="code" legende="Extrait du fichier source au format Markdown du texte \"C\'était aussi le printemps\" de Marie Céhère dans le recueil _Novendécaméron_" >}}



@@ 180,7 180,7 @@ Publier ne consiste pas seulement à rendre publique une édition — ici numér
En partant du versionnement des contenus et de la modélisation du recueil — avec Git —, un système de déploiement continu a été mis en place.
Il s'agit de déclencher une action à chaque modification déclarée, en l'occurrence cette action est la génération, avec Hugo, de tout le site web ou de la version imprimable, puis d'héberger les fichiers générés pour les rendre disponibles.
Déployer un livre {{< cite "fauchie_deployer_2021" >}} est un acte à la fois original et logique.
Original car il s'inspire de pratiques issues du développement logiciel — qui partage avec l'édition des processus de publication —, et logique puisque ce déploiement _numérique_ est une transcription de certaines modalités de l'édition — y compris imprimée.
Original, car il s'inspire de pratiques issues du développement logiciel — qui partage avec l'édition des processus de publication —, et logique puisque ce déploiement _numérique_ est une transcription de certaines modalités de l'édition — y compris imprimée.
Loin d'être une _homothétisation_, comme nous l'avons évoqué précédemment{{< renvoi chapitre="3" section="2" >}}, le processus à l'œuvre profite des possibilités de l'informatique.

{{< figure type="figure" src="deployer-schema-complet.jpg" legende="Schéma du déploiement continu pour le cas d'un livre numérique, extrait de l'article \"Déployer le livre\" précédemment cité" >}}


@@ 194,7 194,7 @@ La mise en place de ce processus technique n'est toutefois pas isolée, elle s'e

### 3.5.3. Des questionnements éditoriaux

L'édition — web et imprimée — du _Novendécaméron_ est un processus qui a soulevé plusieurs questionnements, depuis les rôles des personnes impliquées dans le projet jusqu'aux limites de la chaîne d'édition en terme de modélisation éditoriale, en passant par la gestion des erreurs d'édition.
L'édition — web et imprimée — du _Novendécaméron_ est un processus qui a soulevé plusieurs questionnements, depuis les rôles des personnes impliquées dans le projet jusqu'aux limites de la chaîne d'édition en termes de modélisation éditoriale, en passant par la gestion des erreurs d'édition.
Ces interrogations sont bien souvent liées à des obstacles techniques, que ce soit la gestion du texte ou l'application des principes du _single source publishing_, pour prendre deux exemples différents.
Ces questionnements ont été partagés entre les différents membres du projet pendant tout le processus, ils ont été consignés dans le journal évoqué précédemment.
Ils ont fait l'objet de discussions qui ont permis d'alimenter une réflexion plus globale sur l'édition, s'inscrivant pleinement dans les activités du GREN, et plus généralement dans les humanités numériques.


@@ 266,7 266,7 @@ Cela signifie par exemple que les tables des matières — sur les versions web 
Chaque fois qu'un titre est modifié, les tables des matières se mettent à jour _automatiquement_.
Cette modélisation permet aussi de prévoir plusieurs formats de sortie à partir d'une même source, c'est le principe du _single source publishing_ — abordé plus longuement par la suite{{< renvoi chapitre="4" section="4" >}}.
Nous avons toutefois rencontré plusieurs limites avec ce fonctionnement, soit dans la capacité à programmer certains modèles — plus par manque de temps — soit dans la possibilité de structurer les informations suffisamment précisément.
Avec l'expérience du _Novendécaméron_, les limites ont été principalement temporelles ; certains compromis pratiques nous ont éloigné de certains principes théoriques mais nous ont permis de finir le projet.
Avec l'expérience du _Novendécaméron_, les limites ont été principalement temporelles ; certains compromis pratiques nous ont éloigné de certains principes théoriques, tout en nous permettant de finaliser le projet.

L'absence de standardisation du langage de balisage léger Markdown engendre un certain nombre d'obstacles, d'autant plus lorsque plusieurs composants doivent interpréter ou convertir ce format.
Les erreurs apparaissent le plus souvent pendant le processus de fabrication des artefacts, leur gestion est grandement facilitée par un système de gestion de versions.

M content/p/04/04-01.md => content/p/04/04-01.md +1 -1
@@ 127,7 127,7 @@ Le cas de Microsoft Word est éclairant, tant le format DOC (avec la même exten
Microsoft Word est un traitement de texte, il est conçu pour interpréter et éditer — dans le sens de _modifier_ — le format DOC, sans pour autant laisser d'autres logiciels comprendre ce format.
À l'inverse, le format DOC est développé pour pouvoir conserver (et transmettre) des informations avec le logiciel Microsoft Word.
D'un côté ce logiciel est capable d'enregistrer des données dans d'autres formats (comme le format RTF pour Rich Text Format), mais en perdant un certain niveau de précision (pour ne pas dire _fonctionnalités_).
D'un autre côté, pendant longtemps il était difficile voir impossible d'enregistrer des données au format DOC avec un autre logiciel.
D'un autre côté, pendant longtemps il était difficile voire impossible d'enregistrer des données au format DOC avec un autre logiciel.
Cette absence de compatibilité — un format lisible par différents logiciels — s'explique pour plusieurs raisons.
La première révèle une logique fonctionnaliste.
Pour s'assurer du meilleur fonctionnement possible du logiciel, la maîtrise du format est nécessaire.

M content/p/04/04-02.md => content/p/04/04-02.md +9 -9
@@ 12,8 12,8 @@ _build:
Le format est une notion qui invoque nombre d'enjeux épistémologiques dans le domaine de l'édition, dont certains ont été abordés avec la description de ce terme dans la section précédente{{< renvoi chapitre="4" section="1" >}} — en lien avec les questions de logiciel et de standard —, il est désormais temps d'analyser la condition de l'implémentation d'une dimension sémantique dans le texte.

Faire de la sémantique dans un texte, en vue de produire des artefacts éditoriaux divers, est possible à condition de déterminer un format spécifique qui répond à plusieurs contraintes.
Ces dernières sont d'ordre théoriques et pratiques, et notamment sur les questions de prise en compte des besoins et du contexte, de l'inscription de la démarche dans une approche précise, et des résultats attendus.
La direction prise vers des _formats texte_ de balisage, décrits dans cette section, répond à la nécessité de comprendre et de maîtriser les processus d'édition, et de rendre la chaîne d'édition interopérable voir modulaire.
Ces dernières sont d'ordres théoriques et pratiques, et notamment sur les questions de prise en compte des besoins et du contexte, de l'inscription de la démarche dans une approche précise, et des résultats attendus.
La direction prise vers des _formats texte_ de balisage, décrits dans cette section, répond à la nécessité de comprendre et de maîtriser les processus d'édition, et de rendre la chaîne d'édition interopérable voire modulaire.
Un autre impératif est à prendre en compte : la conservation des sources des documents pour un traitement ultérieur et notamment avec des outils et des processus différents que ceux initiaux.
Ici nous n'abordons pas d'autres formats en usage dans le champ de l'édition, dont ceux utilisés par des logiciels de traitement de texte ou de publication assistée par ordinateur, propriétaires ou libres, tout simplement parce qu'ils ne permettent pas d'envisager la constitution d'une chaîne d'édition _numérique_ — comme nous l'avons présenté dans le chapitre précédent{{< renvoi chapitre="3" section="2" >}}.
Nous considérons que le format texte et les langages de balisage permettent d'utiliser le numérique en envisageant de nouvelles modalités éditoriales, plutôt qu'en dupliquant le schème de l'imprimé.


@@ 66,7 66,7 @@ _Plain text_ is a pure sequence of character codes; plain Unicode-encoded text i

Pourquoi s'arrêter sur cette définition qui distingue un format _simple_ ou _brut_ et un format _riche_ ?
Tout d'abord parce que The Unicode Consortium est un groupement chargé de définir comment chaque _signe_ est encodé pour que chaque système numérique puisse l'afficher.
Cette initiative est destinée à rendre tout texte compatible, quel que soit sa langue, afin d'afficher sur n'importe quel dispositif informatique des _symboles_ ou des _glyphes_ tels que les caractères de l'alphabet latin (en prenant en compte la casse ou les diacritiques), les marques de ponctuation en usage dans certaines langues, les kanji japonais, ou encore l'alphabet arabe — pour ne prendre que quelques exemples.
Cette initiative est destinée à rendre tout texte compatible, quelle que soit sa langue, afin d'afficher sur n'importe quel dispositif informatique des _symboles_ ou des _glyphes_ tels que les caractères de l'alphabet latin (en prenant en compte la casse ou les diacritiques), les marques de ponctuation en usage dans certaines langues, les kanji japonais, ou encore l'alphabet arabe — pour ne prendre que quelques exemples.
The Unicode Consortium est donc bien placé pour définir ce qu'est le format texte.
Ensuite, cette définition apporte une distinction importante entre deux formats : le premier, le _plain text_, est une suite de caractères sans mise en forme, il s'agit du contenu ; le second, le _fancy text_ ou _rich text_, est l'addition du _plain text_ et d'informations complémentaires indiquant notamment le format, la mise en forme, des liens hypertextes, etc.
Nous retenons cette distinction seulement pour marquer la différence entre un format qui contient les contenus (ou le texte et sa structuration sémantique) et un format qui contient également des éléments de mise en forme (ou le rendu graphique selon le type d'artefact qui est produit).


@@ 110,7 110,7 @@ Plusieurs contextes nécessitent de recourir à des formats exécutables qui ne 
Le stockage de données relationnelles, par exemple, est facilement réalisé dans des formats qui ne sont pas qu'une suite de caractères.
C'est le cas du format de base de données SQL{{< n >}}Pour _Structured Query Language_ ou Langage de requête structurée en français.{{< /n >}} où l'information est organisée dans des tableaux, à deux dimensions, liés entre eux.
Nous pouvons observer un constat similaire dans le développement de certains programmes qui sont enregistrés dans un format image, notamment pour des raisons de performance.
Ces cas révèlent des besoins en terme d'environnement de travail, il s'agit d'accéder à des données complexes directement depuis _un_ fichier plutôt que par le biais de multiples fichiers au format texte avec des syntaxes diverses.
Ces cas révèlent des besoins en termes d'environnement de travail, il s'agit d'accéder à des données complexes directement depuis _un_ fichier plutôt que par le biais de multiples fichiers au format texte avec des syntaxes diverses.
Un fichier exécutable par un système d'exploitation est, selon les objectifs visés, parfois plus pertinent qu'un format texte.
Un exemple parmi d'autres est la façon dont l'éditeur de texte Vim gère les données : le fichier texte est enregistré à chaque fois que la commande _enregistrer_ est appelée, mais dès qu'une lettre est _tapée_ Vim stocke temporairement ces données dans le _buffer_, qui n'est pas un fichier au format texte.
C'est le format SWP (pour _swap_ ou échange en français) qui est utilisé pour cet usage.


@@ 155,7 155,7 @@ Le concept de _developer experience_, entendu comme un ensemble de processus et 
Notons que de nombreux logiciels d'écriture basés sur le format texte Markdown existent aux côtés d'iA Writer, et qu'il s'agit là d'usages difficiles à quantifier, mais toujours minoritaires par rapport aux traitements de texte classiques — et plus précisément Microsoft Word.

Le format texte, dans le cas de l'édition — prise au sens très large —, implique une transformation pour obtenir divers artefacts, des formats dits _de sortie_.
Les traitements de texte sont des machines à tout faire, et intègrent des fonctions d'export — notamment en PDF — quand leur format ne devient pas une finalité en soit.
Les traitements de texte sont des machines à tout faire, et intègrent des fonctions d'export — notamment en PDF — quand leur format ne devient pas une finalité en soi.
Le format texte implique ainsi de découpler les étapes d'édition, le format texte concernant d'abord l'écriture — l'inscription et la fixation de données.

Nous avons donné quelques clés de compréhension concernant les origines du format texte et son usage dans les domaines de l'informatique ou de l'édition.


@@ 170,7 170,7 @@ Une des étymologies grecques du terme "sémantique" est notamment σῆμα, so
Dans notre cas la question de _sémantiser_ un texte revient à y apposer des marques, afin d'identifier différents niveaux d'information ou de valeurs textuelles.
Ces marques doivent être compréhensibles par des personnes humaines, mais aussi par des programmes informatiques qui les interprètent.
Le premier enjeu ici est donc de déterminer une _syntaxe_ pour réaliser ce double objectif, la difficulté résidant dans les contraintes du format texte — une suite de caractères — et dans les éventuelles ambiguïtés ainsi générées — il s'agit en effet de définir des éléments textuels qui ne sont pas des mots, qui sont des paratextes.
Les symboles typographiques utilisées pour _marquer_ le texte, que ce soit des lettres, des marques de ponctuation ou tous autres signes disponibles dans la grande variété des glyphes, doivent être lisibles par des humains ou des machines.
Les symboles typographiques utilisés pour _marquer_ le texte, que ce soit des lettres, des marques de ponctuation ou tous autres signes disponibles dans la grande variété des glyphes, doivent être lisibles par des humains ou des machines.
L'objectif est donc d'abord de _signifier_ des valeurs plutôt que d'attribuer un rendu graphique pour les différents éléments d'un texte ; car tout texte est _marqué_, révélant des choix typographiques ou un agencement graphique particulier du texte sur la page ou sur l'écran.

{{< citation ref="mcgann_marking_2004" page="198-199" lang="en" >}}


@@ 234,7 234,7 @@ Il faut prendre en compte plusieurs niveaux dans un texte, quel que soit le bali
Nous établissons ici un rapide panorama qui ne se veut pas exhaustif, et principalement axé autour de documents de type _livre_, dans le champ des lettres.
Une distinction entre deux niveaux du texte est nécessaire ici.
Chaque mot ou suite de mots peut être identifié, c'est le cas de l'attribution de l'emphase à un ou plusieurs termes pour marquer leur importance, et qui peut se traduire par une mise en forme en italique.
Cette suite de caractères, souvent définie comme un _élément en ligne_ — _inline-level content_ en anglais —, ou _élément de texte_, dans les descriptions de balisages comme SGML ou HTML, peut s'étendre d'un caractères à plusieurs phrases.
Cette suite de caractères, souvent définie comme un _élément en ligne_ — _inline-level content_ en anglais —, ou _élément de texte_, dans les descriptions de balisages comme SGML ou HTML, peut s'étendre d'un caractère à plusieurs phrases.
Cette délimitation ne dépasse pas la _ligne_ comme son nom l'indique, la limite étant le paragraphe.
Ce dernier est le second niveau, défini comme un _élément de bloc_ ou _bloc de texte_ — _block-level content_ en anglais.
Cette unité peut concerner des données comme une suite de mots qui forment un ensemble distinct sémantiquement et graphiquement d'une autre série de mots, une _zone_ qui dépasse la ligne, comme un paragraphe, une figure et sa légende, ou encore un titre — la diversité des _éléments de bloc_ est grande.


@@ 258,7 258,7 @@ Cette pratique, largement répandue pendant toute une période, ne porte pas d'i
La seule manière d'exprimer une information sémantique sur un support imprimé est l'utilisation d'un langage graphique : une taille de police plus grande pour un titre, et beaucoup plus petite pour une note.
Par ailleurs, le balisage _procédural_ considère le texte comme un flux, et non comme un ensemble de données, ce qui engendre des instructions qui ne valent que dans une lecture linéaire du document.
GML (Generalized Markup Language) est le point d'articulation entre un balisage _procédural_ et un balisage _descriptif_, et plus spécifiquement une tentative de formaliser des instructions autant pour les humains que pour les machines.
GML — ou plus exactement IBM GML puisqu'il s'agit d'une initiative de l'entreprise informatique IBM{{< n >}}Notons que IBM est également impliquée dans ce qui peut souvent considéré comme la naissance des humanités numériques avec le projet _Index Thomesticus_ de Roberto Busa.{{< /n >}} — est créé en 1969 pour remplacer le système de composition PostScript.
GML — ou plus exactement IBM GML puisqu'il s'agit d'une initiative de l'entreprise informatique IBM{{< n >}}Notons que IBM est également impliquée dans ce qui peut souvent être considérée comme la naissance des humanités numériques avec le projet _Index Thomesticus_ de Roberto Busa.{{< /n >}} — est créé en 1969 pour remplacer le système de composition PostScript.
Le but de GML est la composition de documents en vue de les imprimer, en séparant le contenu de son format.

{{< citation ref="ibm_document_1985" page="iii" lang="en" >}}


@@ 387,7 387,7 @@ Thus, Markdown. Email-style writing for the web.
\index{markdown|)}
{{< /code >}}

Ces questions de chevauchement semblent anecdotiques mais elles révèlent pourtant la complexité d'une formalisation claire et sans ambiguïté, et les multiples tentatives de réduire ces problèmes dans des environnements variés — SGML ou TEI pour le balisage sémantique et TeX/LaTeX qui est plus spécifiquement tourné vers la composition graphique.
Ces questions de chevauchement semblent anecdotiques, elles révèlent pourtant la complexité d'une formalisation claire et sans ambiguïté, et les multiples tentatives de réduire ces problèmes dans des environnements variés — SGML ou TEI pour le balisage sémantique et TeX/LaTeX qui est plus spécifiquement tourné vers la composition graphique.

Une autre limite aperçue précédemment est le degré de compréhension des langages de balisage, qui conduit à la création d'autres manières de _marquer_ le texte.
HTML, LaTeX ou TEI sont des langages complexes, même sans la question de la gestion délicate du chevauchement.

M content/p/04/04-03.md => content/p/04/04-03.md +5 -5
@@ 62,7 62,7 @@ Les éléments signifiant consistent en un ou plusieurs caractères typographiqu
Le changement de paradigme est fort, puisque d'un langage pour les machines — typiquement SGML et ses applications — nous passons à un langage pour les humains _et_ pour les programmes informatiques.

À la suite de cette initiative, plusieurs langages sont créés pour des besoins divers, se plaçant chacun dans des contextes spécifiques.
Nous observons alors un phénomène d'éclatement, puisque puisque plusieurs d'entre eux réalisent des opérations parfois très similaires.
Nous observons alors un phénomène d'éclatement, puisque plusieurs d'entre eux réalisent des opérations parfois très similaires.
La filiation avec Setext n'est par ailleurs pas toujours avouée, pourtant les grammaires se ressemblent beaucoup.
Nous pouvons noter l'omniprésence de l'astérisque, dont l'héritage vient des comics américains comme le signale Matthew Gay {{< cite "guay_story_2020" >}} commenté par Arthur Perret {{< cite "perret_histoire_2020" >}}.
D'autres caractères typographiques reviennent fréquemment, inspirés par la programmation ou parce qu'il s'agit des caractères disponibles facilement, et qui n'introduisent pas d'ambiguïté dans la lecture.


@@ 186,11 186,11 @@ L'édition est entendue comme un processus constitué de trois fonctions :

{{< figure type="figure" src="markdown-exemple-rendu.png" legende="Rendu graphique d'un document originellement structuré au format Markdown et converti en HTML" >}}

Avant de détailler les exemples ci-dessus nous devons rappeler une distinction fondamentale entre deux _niveaux_ sémantiques d'un texte : les élément de bloc et les éléments de texte, tels que présentés dans la section précédente{{< renvoi chapitre="4" section="2" >}}, et ce pour chacune des syntaxes qui suivent.
Avant de détailler les exemples ci-dessus nous devons rappeler une distinction fondamentale entre deux _niveaux_ sémantiques d'un texte : les éléments de bloc et les éléments de texte, tels que présentés dans la section précédente{{< renvoi chapitre="4" section="2" >}}, et ce pour chacune des syntaxes qui suivent.
Les signes typographiques utilisés pour baliser le texte sont donc les suivants : le saut de paragraphe (saut de ligne suivi d'un second saut de ligne) pour indiquer le début puis la fin d'un paragraphe (élément de bloc) ; des croisillons (ou carrés), `#`, autant que nécessaire et suivi d'un espace pour indiquer les niveaux de titre croissants jusqu'à six (élément de bloc) ; un ou deux astérisques englobant une suite caractères, `*`, sans espace le suivant et le précédant, pour signifier un texte en emphase (un astérisque) ou qualifié de fort (deux astérisques) (élément de texte dans les deux cas) ; un chevron (fermant), `>`, suivi d'un espace pour signaler une citation longue (élément de bloc) ; une suite de tirets, `-`, suivi d'un espace pour représenter une liste non ordonnée (élément de bloc) ; des crochets, `[]`, englobant une suite de caractères sans espace après et avant, suivi de parenthèses, `()`, englobant une seconde suite de caractères, et qualifiant respectivement un texte considéré comme un lien hypertexte et la cible du lien en question (élément de texte) ; etc.
La documentation initiale complète ces quelques éléments, auxquels il faut ajouter la liste ordonnée, l'insertion d'une image, le saut de ligne, le code, ainsi que des variantes ou des fonctionnements spécifiques pour tous ces types de _balisage_ {{< cite "gruber_markdown_2004" >}}.

La simplicité du langage — il s'agissait initialement de pouvoir baliser dix éléments sémantique distincts — a contribué à son adoption rapide.
La simplicité du langage — il s'agissait initialement de pouvoir baliser dix éléments sémantiques distincts — a contribué à son adoption rapide.
Comme nous l'avons dit, ce langage a été fortement influencé par d'autres initiatives antérieures qui utilisent certains de ces signes — `#` est emprunté à atx et `>` à un usage plus informel dans les courriels, par exemple —, ce qui explique l'adhésion de personnes déjà habituées à écrire au format texte.
Cette adhésion s'est traduite d'une part par une intégration dans différents outils d'écriture — CMS, plateformes d'échange ou de forums, etc. —, et d'autre part par la création d'extensions de ce langage.
Textile avait déjà démontré l'intérêt d'un langage de balisage léger intégré à des systèmes de publication existants, Markdown a confirmé cette tendance d'utiliser des alternatives au mode WYSIWYG.


@@ 239,7 239,7 @@ Aucune spécification commune n'existe, sur laquelle une communauté suffisammen
Le succès de Markdown — en termes d'adoption dans les pratiques d'écriture numérique et d'intégration dans diverses applications — est lié à ses spécifications ouvertes, qui engendrent toutefois des obstacles pour son interprétation.
L'enjeu ici concerne la conversion du format, principalement vers HTML, opération rendue complexe si des ambiguïtés persistent dans le balisage.
Par exemple le texte suivant `***bold** in ital*` peut être traduit en HTML de diverses manières, c'est ce que démontre l'initiative Babelmark déjà évoquée.
Le fait qu'un même texte balisé avec Markdown puisse être interprété de différentes manières selon les outils ou les environnements est un problème, une lacune en terme d'interopérabilité.
Le fait qu'un même texte balisé avec Markdown puisse être interprété de différentes manières selon les outils ou les environnements est un problème, une lacune en termes d'interopérabilité.
Un standard permet diverses implémentations, à la fois respectueuses du format et interopérables.

Établir un standard est une tâche longue et complexe, l'objectif est de donner toutes les informations utiles à sa compréhension pour des humains qui l'écrivent et pour les machines qui le traitent.


@@ 310,7 310,7 @@ Les variantes de Markdown sont accompagnées de (presque) autant de façons de l
Parmi ces convertisseurs, Pandoc fait figure d'exception en raison des multiples formats d'export disponibles — comme c'est indiqué sur la page d'accueil du site web dédié{{< n >}}[https://pandoc.org](https://pandoc.org){{< /n >}}, "pandoc is your swiss-army knife" —, et de la volonté d'en faire un outil orienté vers les standards.
C'est ce qui explique que son créateur et principal mainteneur, John MacFarlane, professeur de philosophie à l'Université de Californie, s'est fortement impliqué dans la tentative de standardisation de Markdown avec CommonMark.

Une aparté est ici nécessaire à propos de cette séparation entre format source et rendu final, qui est aussi une distinction entre le format d'écriture — celui qui est utilisé au moment où le texte est _tapé_ —, et le format qui circule — a priori le format _converti_.
Un aparté est ici nécessaire à propos de cette séparation entre format source et rendu final, qui est aussi une distinction entre le format d'écriture — celui qui est utilisé au moment où le texte est _tapé_ —, et le format qui circule — a priori le format _converti_.
Les langages de balisage, qu'ils soient légers ou non, ont cette particularité d'être à la fois des "formats d'échange" et des "formats de travail" pour reprendre les expressions utilisées par Bruno Bachimont :

{{< citation ref="bachimont_ingenierie_2007" page="237-238" >}}

M content/p/04/04-04.md => content/p/04/04-04.md +1 -1
@@ 78,7 78,7 @@ Il s'agit des principes du _single source publishing_ que nous détaillons déso
Le _single source publishing_, ou l'édition multi-formats ou multimodale à partir d'une source unique, consiste principalement à produire plusieurs formats de sortie à partir d'une source unique.
Cette source peut regrouper plusieurs fichiers, l'idée étant qu'une modification sur un seul fichier (par exemple une correction orthographique ou l'ajout d'une image) se répercute sur plusieurs formats de sortie.
Nous pratiquons tous et toutes une forme de _single source publishing_ en éditant un document avec un traitement de texte, et en le transmettant dans son format original et au format PDF — deux artefacts éditoriaux sont générés depuis une seule source.
L'objectif initial de la publication multisupport, multi-formats ou multimodale depuis une source unique est de réduire le temps d'intervention sur de multiples sources identiques — en terme de _contenu_ —, et de limiter les erreurs induites par le maintien de plusieurs fichiers qui sont amenées à diverger.
L'objectif initial de la publication multisupport, multi-formats ou multimodale depuis une source unique est de réduire le temps d'intervention sur de multiples sources identiques — en termes de _contenu_ —, et de limiter les erreurs induites par le maintien de plusieurs fichiers qui sont amenées à diverger.
Une seule source unique signifie un seul point d'attention, en revanche cela complexifie le processus nécessaire pour produire des artefacts.
C'est là qu'intervient la modélisation dans une chaîne d'édition : la définition de la structure finale est en partie ou totalement séparée de celle des contenus, cette modélisation faisant toutefois partie intégrante de l'acte d'édition.


M content/p/04/04-05.md => content/p/04/04-05.md +2 -2
@@ 11,7 11,7 @@ _build:

Quelles sont les modalités d'application des principes du _single source publishing_ en situation réelle telle que l'édition scientifique ?
Comment mettre en place un processus d'édition respectant ces principes et quels en sont les agencements le cas échéant ?
Cette étude de cas répond à ces deux question en analysant les fonctionnalités d'export de l'éditeur de texte sémantique _Stylo_.
Cette étude de cas répond à ces deux questions en analysant les fonctionnalités d'export de l'éditeur de texte sémantique _Stylo_.
Comme toutes les études de cas qui ponctuent chacun des chapitres de cette thèse, celle-ci révèle l'implication de l'auteur dans un projet de recherche.
Ce dernier est ambitieux et, d'une certaine façon, radical.
La coordination des développements de _Stylo_ a structuré le doctorat pendant quatre années, poursuivant un travail engagé puis poursuivi par d'autres.


@@ 186,7 186,7 @@ Toutefois, si le travail collaboratif est permis, le choix du langage de dévelo
Pandoc est écrit en Haskell, un langage peu répandu avec un haut niveau d'abstraction.
Il est en effet basé sur le principe de programmation purement fonctionnelle, dont les opérations reposent uniquement sur l'évaluation de fonctions mathématiques — pour résumer ce principe grossièrement.
Ce choix s'explique par l'intérêt du philosophe pour les mathématiques et la logique, Pandoc a d'ailleurs d'abord été un bac à sable pour l'apprentissage de ce langage par John MacFarlane.
Le prix de l'implémentation d'un convertisseur d'une telle ampleur — en terme de nombre de langages de balisage pris en charge — est donc désormais une connaissance approfondie de Haskell, ainsi qu'une compréhension de la complexité de la structure actuelle du code.
Le prix de l'implémentation d'un convertisseur d'une telle ampleur — en termes de nombre de langages de balisage pris en charge — est donc désormais une connaissance approfondie de Haskell, ainsi qu'une compréhension de la complexité de la structure actuelle du code.
Enfin, la priorité mise sur Markdown, HTML et LaTeX a des effets de bord sur d'autres formats d'export tels que XML-TEI.
À titre d'exemple, les données riches des bibliographies ne sont actuellement pas conservées dans l'export au format XML-TEI, comme indiqué dans un ticket{{< n >}}[https://github.com/jgm/pandoc/issues/8790](https://github.com/jgm/pandoc/issues/8790){{< /n >}} lié au développement du module de _Stylo_.
Il est nécessaire de préciser ces détails pour comprendre l'origine de cet outil de conversion ainsi que son développement continu depuis dix-sept ans, ce qui en fait par ailleurs un exemple de longévité dans le domaine du logiciel libre.

M content/p/05/05-01.md => content/p/05/05-01.md +6 -6
@@ 16,7 16,7 @@ Autrement dit, il s'agit ici d'analyser à quel point le logiciel et son usage e

Dans un premier temps nous établissons donc de quoi le logiciel est-il le nom, en le définissant en soi tout en raccrochant son histoire à celle de l'édition, celle-ci ayant été aux premières loges de l'informatisation de nos sociétés.
Cette nécessité de tout transformer en rendu graphique se traduit par un désir de tout interfacer, c'est ce que nous analysons dans la deuxième section.
À ce stade il faut noter à quel point les logiciels créent _de fait_ une opacité, à la fois en terme de création de sens mais aussi dans leurs rouages — les deux étant liés.
À ce stade il faut noter à quel point les logiciels créent _de fait_ une opacité, à la fois en termes de création de sens mais aussi dans leurs rouages — les deux étant liés.
Enfin, un mouvement conduit à une plus forte opacité encore, avec le développement d'applications en ligne.

Cette section a comme objectif de relever les limites éditoriales imposées par le logiciel, et ainsi de pouvoir envisager des _actes éditoriaux sémantiques_ comme moteurs des processus.


@@ 24,7 24,7 @@ Cette section a comme objectif de relever les limites éditoriales imposées par

### 5.1.1. De quoi le logiciel est-il le nom ?

Le logiciel est communément considéré comme un outil numérique permettant de réaliser des opérations ou des actions grâce à une _machine_ informatique (ordinateur et autres dispositifs numériques), dont les domaines d'utilisation sont divers, et dont la création ou la compréhension est réservée à des spécialistes — son fonctionnement étant jugé à la fois complexe et puissant, voir opaque.
Le logiciel est communément considéré comme un outil numérique permettant de réaliser des opérations ou des actions grâce à une _machine_ informatique (ordinateur et autres dispositifs numériques), dont les domaines d'utilisation sont divers, et dont la création ou la compréhension est réservée à des spécialistes — son fonctionnement étant jugé à la fois complexe et puissant, voire opaque.
Si le logiciel mérite une définition plus précise, notons que ces considérations donnent déjà une représentation utile de cet objet numérique.

{{< citation ref="journal_officiel_enrichissement_1982" >}}


@@ 131,7 131,7 @@ Parmi ceux-ci, la gestion des calques a été une petite révolution comme le so
{{< /citation >}}

Ce n'est donc pas qu'une recherche de confort, ni une question de faciliter des opérations fastidieuses en milieu analogique, non plus une perspective d'une plus forte rentabilité, il s'agit aussi de nouvelles manières de créer.
L'apport de ces logiciels impliquent aussi quelques contraintes.
L'apport de ces logiciels implique aussi quelques contraintes.
En effet les différentes options créées _dans_ le logiciel sont autant d'occasions de diriger les comportements.
Ce déplacement va donc plus loin, comme le décrit Anthony Masure dans sa thèse et plus particulièrement dans une partie dédiée :



@@ 195,7 195,7 @@ Si Internet a facilité l'accès aux fichiers nécessaires à leur _installation
Précisons d'abord ce qui est entendu par "application" : Anthony Masure détaille ce terme comme provenant des logiciels mis à disposition pour les premiers téléphones iPhone d'Apple.
Ainsi une application est un logiciel dédié à une ou plusieurs tâches, conçu pour un environnement précis — ou système d'exploitation —, et distribué via un canal contraint {{< cite "masure_design_2014" "168-170" >}}.
Nous retenons le caractère limité de l'application en fonctionnalités ou en accès, ainsi que sa connexion à des services en ligne.
L'application est ainsi un logiciel dont l'opacité, en terme de mode de diffusion et de connaissance de son fonctionnement, est encore plus importante.
L'application est ainsi un logiciel dont l'opacité, en termes de mode de diffusion et de connaissance de son fonctionnement, est encore plus importante.
Prenons un exemple pour illustrer cela.

Dans le cas d'Adobe InDesign, une première étape a été la mise à jour via Internet, comme bon nombre de logiciels.


@@ 208,7 208,7 @@ Espace dont l'accès est automatiquement coupé en cas d'arrêt de l'abonnement.

Des choix plus radicaux ont été réalisés dans le cas des _applications web_, considérées comme des _Software as a Service_ (SaaS), déléguant totalement leur fonctionnement à une connexion internet et à un navigateur web.
Plus besoin d'installer un logiciel sur un ordinateur, l'application web est en fait disponible sur un serveur via le navigateur web qui sert alors d'interface.
En plus de l'opacité engendrée par le fait qu'aucun composant (ou presque) du logiciel n'est installé sur la machine de la personne qui l'utilise, les données elles-mêmes restent elles aussi sur le dit serveur.
En plus de l'opacité engendrée par le fait qu'aucun composant (ou presque) du logiciel n'est installé sur la machine de la personne qui l'utilise, les données elles-mêmes restent elles aussi sur ledit serveur.
Sans parler des mises à jour sur lesquelles l'utilisateur ou l'utilisatrice n'ont plus leur mot à dire, des modifications des interfaces pouvant être imposées à tout moment.
Il n'est plus question de logiciel propriétaire VS logiciel libre, certaines entreprises mettant même à disposition le code source de ces applications.
C'est l'usage de l'instance sur leur serveur qui représente des coûts ou plutôt qui devient un produit.


@@ 219,7 219,7 @@ Nous constatons donc autant le déplacement d'une économie du logiciel — pour

Quoi qu'il en soit, il y a selon nous une nécessité de se départir du logiciel ou de l'application.
Les logiciels sont majoritairement pourvus d'interfaces graphiques utilisateur encombrantes qui sont souvent l'objet de dissimulations volontaires ou contingentes.
En effet, l'opacité induite par ce qu'est le logiciel même nous rend tributaire de choix fonctionnels dont nous ne pouvons pas avoir connaissance.
En effet, l'opacité induite par ce qu'est le logiciel même nous rend tributaires de choix fonctionnels dont nous ne pouvons pas avoir connaissance.
Les capacités de la machine sont cachées, toute volonté de comprendre comment elle fonctionne est annihilée.
La délocalisation du logiciel sous la forme d'application en ligne supprime par ailleurs de façon absolue toute possibilité de modification du comportement du logiciel, celle-ci étant de la décision d'un tiers — qu'il soit commercial ou à but non lucratif.
Faisant ces constats, des individus, des collectifs ou des structures ont mis en place des moyens de s'extraire de cette situation pour envisager d'autres modalités de _faire_.

M content/p/05/05-02.md => content/p/05/05-02.md +2 -2
@@ 77,7 77,7 @@ One young girl, who had never programmed before, decided that a pointing device 

Il ne s'agit pas que de laisser la possibilité d'interagir avec les logiciels disponibles via les modalités de programmation, mais de programmer aussi de nouveaux outils, ou de _programmer des pratiques_.
L'exemple donné ci-dessus par Adele Goldberg et Alan Kay est d'autant plus intéressant que cette jeune fille ne cherche même pas à voir quel outil existe pour dessiner avec un _pointeur_, elle en crée un elle-même.
Si cela requiert des compétences en programmation qui peuvent sembler difficile d'accès, Alan Kay et Adele Goldberg précisent bien que les jeunes utilisateurs et utilisatrices qui utilisent Dynabook — ou plus précisément _interim Dynabook_ —, ont les capacités et l'envie de _programmer_, notamment du fait que cette expérience leur procure un "énorme sentiment d'accomplissement".
Si cela requiert des compétences en programmation qui peuvent sembler difficiles d'accès, Alan Kay et Adele Goldberg précisent bien que les jeunes utilisateurs et utilisatrices qui utilisent Dynabook — ou plus précisément _interim Dynabook_ —, ont les capacités et l'envie de _programmer_, notamment du fait que cette expérience leur procure un "énorme sentiment d'accomplissement".
Cela fait partie des usages inattendus de cette expérience.

Si l'expérimentation présentée ici ne relève pas directement de pratiques d'édition, elle n'en demeure pas moins une initiative dans le champ de la gestion de l'information et de la création de contenus.


@@ 88,7 88,7 @@ Le développement des interfaces utilisateurs (graphiques) a pris un tournant qu

### 5.2.2. Au centre l'interface

Si nous abordons la question des interfaces — champ d'études lié au logiciel —, c'est pour constater une évolution entre les débuts de l'informatique et la nécessité d'alors de programmer pour interagir avec la machine, et une omniprésence plus récente des logiciels et de leurs interface comme accès unique au numérique.
Si nous abordons la question des interfaces — champ d'études lié au logiciel —, c'est pour constater une évolution entre les débuts de l'informatique et la nécessité d'alors de programmer pour interagir avec la machine, et une omniprésence plus récente des logiciels et de leurs interfaces comme accès unique au numérique.
Notre argumentation ne porte pas sur un retour à la programmation pour n'importe quelle (inter)action numérique, mais sur un dévoilement des rouages informatiques et d'une possibilité de reconfiguration du médium informatique afin de disposer d'une maîtrise permettant l'émergence de nouveaux modèles épistémologiques via des pratiques éditoriales.
Dans ce cadre les logiciels et leurs interfaces utilisateur sont des éléments déterminants.
Avant d'explorer plusieurs initiatives éditoriales qui s'opposent au logiciel, et des pratiques créatives basées sur le code, nous exposons les critiques d'un des pionniers de l'ordinateur personnel et des interfaces, Alan Kay.

M content/p/05/05-03.md => content/p/05/05-03.md +1 -1
@@ 111,7 111,7 @@ Paged.js peut être utilisé à plusieurs étapes, tout d'abord lors de la créa
Cette possibilité de travailler dans le navigateur distingue Paged.js d'autres outils basés sur le principe du _CSS print_, comme Prince (abordé par la suite) ou WeasyPrint{{< n >}}[https://weasyprint.org](https://weasyprint.org){{< /n >}}, ce qui explique son adoption par des designers graphiques.
Cette étape qui consiste à composer et à mettre en forme une structure sémantique est suivie par la production du fichier au format PDF via la fonction "imprimer" du navigateur.
Cette fonction peut être appelée dans le navigateur ou via une interface en ligne de commande pour automatiser la production, ainsi Paged.js peut être intégré à d'autres processus.
L'usage du _CSS print_ se fait donc avec un fichier HTML mis en forme avec une feuille de styles CSS et les spécifications des médias paginées émulées par le script Paged.js.
L'usage du _CSS print_ se fait donc avec un fichier HTML mis en forme avec une feuille de styles CSS et les spécifications des médias paginés émulées par le script Paged.js.
Nous ne développons pas ici le fonctionnement de Paged.js, sa documentation suffisant à comprendre ses différentes fonctionnalités{{< n >}}[https://pagedjs.org/documentation/](https://pagedjs.org/documentation/){{< /n >}}.

Nicolas Taffin détaille lui-même les pratiques d'édition impliquées par un tel processus, et notamment le travail éditorial sur le texte et la composition typographique {{< cite "taffin_dans_2021" >}}.

M content/p/05/05-04.md => content/p/05/05-04.md +6 -6
@@ 147,19 147,19 @@ Du "courant tourbillonnant" évoqué par Tim Ingold pour qualifier le biface com

"Fabrique" est un terme empreint de nombreuses consonances, autant politiques, philosophiques que techniques, d'autant plus avec les révolutions industrielles qui ont marqué les sociétés depuis plusieurs siècles.
Le mot est aujourd'hui utilisé dans bien des contextes — difficile de lister le nombre d'ouvrages de toute sorte dont le titre est une déclinaison de _fabrique_ —, profitant d'un relatif flou de cette notion.
Une (re)conceptualisation du terme est donc nécessaire voir incontournable, et le court texte "The Factory" — La Fabrique en français — issu de _The Shape of Design_ de Vilèm Flusser {{< cite "flusser_shape_1999" "43-50" >}} est un point de départ puissant et riche.
Une (re)conceptualisation du terme est donc nécessaire voire incontournable, et le court texte "The Factory" — La Fabrique en français — issu de _The Shape of Design_ de Vilèm Flusser {{< cite "flusser_shape_1999" "43-50" >}} est un point de départ puissant et riche.
Si cet ouvrage s'inscrit dans une théorie du design — au sens large —, il s'agit aussi d'une réflexion dans le champ des médias, ainsi qu'en anthropologie et plus globalement en sciences humaines.
Le pionnier de la théorie des médias est avant tout phénoménologue, ce qui explique ses centres d'intérêt multiples et sa pensée toujours aiguisée, quel que soit le sujet — l'ouvrage _Flusseriana: An Intellectual Toolbox_ en donne un bon aperçu {{< cite "zielinski_flusseriana_2015" >}}.

Vilèm Flusser établit une définition _contemporaine_ de l'être humain _contemporain_, au moment où le monde connaît un basculement dans la société de l'information{{< n >}}Le texte original en allemand est publié en 1993, suivi par la version en langue anglaise en 1999 puis par une version française en 2002.{{< /n >}}, l'informatique et Internet jouant alors un rôle prépondérant.
Plutôt que de baser cette définition selon une supposée sagesse — le _sapiens_ de _homo sapiens_ —, Vilèm Flusser préfère s'en tenir à une approche anthropologique moins idéologique.
Plutôt que de baser cette définition selon une supposée sagesse — le _sapiens_ d'_Homo sapiens_ —, Vilèm Flusser préfère s'en tenir à une approche anthropologique moins idéologique.
L'humanité se définit ainsi par sa capacité à _manufacturer_, à _fabriquer_.

{{< citation ref="flusser_shape_1999" page="43" lang="en" >}}
Whenever we find any hominid anywhere in whose vicinity there is a working-floor, and whenever it is clear that a hominid has worked in this "factory", then this hominid should be referred to as _homo faber_ — i.e. a real human being.
{{< /citation >}}

Toute approche anthropologique — mais aussi historique — devrait se consacrer à l'étude des fabriques, quelles soient passées, présentes ou futures.
Toute approche anthropologique — mais aussi historique — devrait se consacrer à l'étude des fabriques, qu'elles soient passées, présentes ou futures.
Vilèm Flusser parle plus précisément des outils du quotidien, comme le biface de Tim Ingold.
Tout ce qui définit l'être humain (les relations sociales élaborées, le langage, l'écriture, etc.) peut être étudié sous l'angle de la fabrique.
Étudier les fabriques, quels que soient les domaines ou les âges, c'est étudier l'humain.


@@ 194,7 194,7 @@ Comment ne pas recréer le même dispositif aliénant de la machine ?
Vilèm Flusser définit un nouveau type de fabrique comme lieu d'apprentissage et de créativité, dont la condition d'existence est permise par ces appareils de computation.
Après l'humain-main, l'humain-outil et l'humain-machine, l'humain-robot est un scientifique, et non plus un artisan, un ouvrier ou un ingénieur.
Notons ici que Vilèm Flusser a lui-même travaillé dans des usines et a été directeur de Stabivolt, une fabrique de radios et de transistors.
De la fabrique comme lieu de la machine à laquelle l'humain est asservie, il s'agit de reconsidérer notre rapport à la technique avec la perspective d'un apprentissage entremêlé dans une pratique de fabrication.
De la fabrique comme lieu de la machine à laquelle l'humain est asservi, il s'agit de reconsidérer notre rapport à la technique avec la perspective d'un apprentissage entremêlé dans une pratique de fabrication.
Ainsi la fabrique n'est plus un agent de la production qui oppresse les humains, ces derniers deviennent les agents de la fabrique, en tant qu'ils déterminent ses fonctions et sont influencés par les fonctions des appareils de computation.
Il était déjà question d'_agent_ dans la définition de l'édition en tant qu'acte{{< renvoi chapitre="2" section="2" >}}, ou dans les recherches d'Alan Kay sur les interfaces{{< renvoi chapitre="5" section="2" >}} où l'agent est défini comme l'intermédiaire avec lequel les personnes qui utilisent le (méta)médium informatique interagissent.
Ici _agent_ est entendu à la fois comme la condition d'intervention sur les robots qui passe par des instructions de programmation, et comme une abstraction de toute chose comme composant d'un calcul, d'une computation.


@@ 284,7 284,7 @@ Considérer des fabriques d'édition c'est définir ce qu'est la connaissance (l
Les éléments théoriques présentés ci-dessus doivent être explicités via un exemple pratique, ici nous prenons le cas de ce que nous nommons la "modélisation contextuelle".
Le phénomène d'imbrication de la constitution d'une chaîne éditoriale et du travail éditorial sur un texte est expliqué en prenant comme cas pratique l'application de différents scénarios de transformation en fonction du format de sortie et donc de différents types d'artefacts.
Il s'agit donc de définir des règles de transformation en fonction de la sémantique de la source, du format de sortie et du modèle de données ou de représentation qui dépend de ce format.
Nous nous plaçons ici dans le cas d'une perspective multimodale, puisque les artefacts se différencient en terme de _version_ et non pas seulement de _forme_.
Nous nous plaçons ici dans le cas d'une perspective multimodale, puisque les artefacts se différencient en termes de _version_ et non pas seulement de _forme_.
La modélisation contextuelle appliquée ici consiste donc à aboutir à différentes modalités éditoriales et non seulement à différents formats.

Afin de mieux comprendre ce que cette "modélisation contextuelle" signifie, le schéma de la figure ci-dessous présente les différentes étapes.


@@ 400,7 400,7 @@ Un fichier de configuration permet de déclarer les formats de sortie et donc de

Ainsi toutes les pages sont générées dans deux formats, et pour chaque format le _shortcode_ correspondant est appelé, en plus des modèles plus généraux de page.
Ce mécanisme, relativement simple, permet de disposer d'une modélisation contextuelle tout en facilitant la rédaction des contenus avec quelques éléments supplémentaires.
Nous qualifions cette modélisation de _contextuelle_ car elle dépend d'un contexte et en l'occurrence du format de sortie, et cette modélisation est implémentée ou appliquée via une scénarisation qui correspond à la définition des règles d'attribution.
Nous qualifions cette modélisation de _contextuelle_ car elle dépend d'un contexte et en l'occurrence du format de sortie, cette modélisation est implémentée ou appliquée via une scénarisation qui correspond à la définition des règles d'attribution.

Dans l'exemple ci-dessus et dans une perspective éditoriale — et non _auctoriale_ — le travail sur le texte se fait conjointement à celui de la définition de ces _shortcodes_.
Au fur et à mesure que des besoins sont identifiés ou pris en compte dans le travail d'édition — type de bloc de texte, format de sortie particulier —, les modèles sont adaptés, y compris les _shortcodes_.

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@@ 21,7 21,7 @@ Enfin, nous détaillons plusieurs réflexions critiques déclenchées par ces de

Avant de présenter les deux objets numériques qui constituent cette étude de cas, nous revenons sur les éléments de la _fabrique_ qui peuvent être implémentés de diverses manières.
Quels sont les ingrédients de cette _fabrique d'édition_ ?
Tout en conservant un degré d'ouverture pour le concept de _fabrique_ et le phénomène de _fabrique d'édition_, voici les principes abordés dans la section précédente en lien avec avec les étude de cas des différents chapitres : artefact, multiformat, multimodalité et éditorialisation sont des résultats ou des fonctionnements attendus ; pour les atteindre plusieurs moyens sont possibles, comme les concepts de gabarits, de versionnement, de _single source publishing_ ou de modélisation éditoriale.
Tout en conservant un degré d'ouverture pour le concept de _fabrique_ et le phénomène de _fabrique d'édition_, voici les principes abordés dans la section précédente en lien avec les études de cas des différents chapitres : artefact, multiformat, multimodalité et éditorialisation sont des résultats ou des fonctionnements attendus ; pour les atteindre plusieurs moyens sont possibles, comme les concepts de gabarits, de versionnement, de _single source publishing_ ou de modélisation éditoriale.
Cette double étude de cas est donc aussi un prétexte pour revenir sur ces différents éléments, avec, en creux, ce double phénomène d'édition d'un texte et de construction d'un processus qui permet de produire et de diffuser du sens.




@@ 86,7 86,7 @@ Dans notre cas il s'agit de disposer de trois formats HTML : un format en flux (
Dans la figure ci-dessus les deux paramètres "outputFormats" et "outputs" décrivent respectivement le ou les formats en plus de celui par défaut (HTML) et les types d'objets concernés par ce ou ces formats additionnels.
Le paramètre `rel = "impression"` précise que s'il existe un gabarit qui finit par `impression`, tel que `single.impression.html` pour le modèle d'une page, alors il est appliqué pour ce format spécifique.
Il en est de même pour les _shortcodes_, qui peuvent donc être déclinés en autant de formats de sortie.
Ce mécanisme relativement simple, liant la déclaration des formats et l'appel des gabarits appropriés (_shortcodes_ inclus), constitue en soit une modélisation éditoriale puissante.
Ce mécanisme relativement simple, liant la déclaration des formats et l'appel des gabarits appropriés (_shortcodes_ inclus), constitue en soi une modélisation éditoriale puissante.
Le travail d'édition réside alors dans la définition de ce comportement (quels formats ? quels intitulés ?) et dans la description et la réalisation des gabarits associés.

{{< figure type="figure" src="txt-flux.png" legende="Capture d'écran de la version web en flux d'une communication donnée lors du colloque du CRIHN en 2023" >}}


@@ 110,9 110,9 @@ Enfin, la génération de formats multiples, et l'organisation des gabarits et d

### 5.5.2. Modéliser le sens dans une thèse

Cette thèse est performative, elle expérimente les concepts présentés et les principes avancés, l'artefact que vous parcourez ou lisez est en soit une preuve de concept de l'hypothèse défendue, principalement autour de la _fabrique_ {{< appel identifiant="fabrique" >}} et de la _fabrique d'édition_ {{< appel identifiant="fabriquededition" >}}.
Cette thèse est performative, elle expérimente les concepts présentés et les principes avancés, l'artefact que vous parcourez ou lisez est en soi une preuve de concept de l'hypothèse défendue, principalement autour de la _fabrique_ {{< appel identifiant="fabrique" >}} et de la _fabrique d'édition_ {{< appel identifiant="fabriquededition" >}}.
À la suite des différents projets éditoriaux présentés dans les études de cas qui ponctuent les quatre premiers chapitres, nous expérimentons une nouvelle chaîne d'édition, une _fabrique_, cette fois pour un objet textuel complexe qu'est une thèse de doctorat.
Cela fait suite à la _fabrique_ précédente, tant en terme d'expérimentation que de flux éditorial : il s'agit d'une part de prolonger cette idée d'une génération simultanée de plusieurs formats à partir d'une source unique, ainsi que de mettre en place un balisage suffisamment avancé permettant d'identifier les concepts et définitions ; et d'autre part de faire suite à cet espace intermédiaire de publication pour cristalliser le sens.
Cela fait suite à la _fabrique_ précédente, tant en termes d'expérimentation que de flux éditorial : il s'agit d'une part de prolonger cette idée d'une génération simultanée de plusieurs formats à partir d'une source unique, ainsi que de mettre en place un balisage suffisamment avancé permettant d'identifier les concepts et définitions ; et d'autre part de faire suite à cet espace intermédiaire de publication pour cristalliser le sens.
L'objectif est donc autant de produire plusieurs artefacts que d'attribuer une valeur sémantique à des segments de texte pour les identifier et les manipuler.
Avec cette _fabrique d'édition_ nous répondons à la question suivante : comment modéliser le sens dans une thèse ?



@@ 262,8 262,8 @@ La forme de l'artefact éditorial est façonné par le processus technique, et c
Ce _shortcode_ permet d'appliquer un balisage HTML spécifique, il y a ici autant le principe de balisage de plusieurs lignes de texte que l'ajout de paramètres pour identifier cette définition.
Le paramètre _intitulé_ (`intitule`) est utilisé pour afficher un titre, et le paramètre _identifiant_ (`id`) permet de générer une ancre pour pointer directement vers la définition dans la version web ou pour calculer le numéro de page concernée dans la version imprimée.
Une définition conceptuelle est donc élaborée dans le texte de la thèse sur deux plans : un sens est explicité avec des mots et une syntaxe _calculable_ est donnée avec un balisage sémantique.
Cette portion de texte est rendu lisible pour les humains et pour les machines, l'un ne fonctionnant pas sans l'autre dans les choix techniques qui ont été faits ici.
L'écriture puis l'édition de la thèse dépendent de ces deux plans.
Cette portion de texte est rendue lisible pour les humains et pour les machines, l'un ne fonctionnant pas sans l'autre dans les choix techniques qui ont été faits ici.
L'écriture et l'édition de la thèse dépendent de ces deux plans.
La recherche théorique et la recherche technique sont entremêlées, elles se répondent sur leurs potentialités syntaxiques et sémantiques respectives.

Enfin, un travail de mise en forme des artefacts est réalisé conjointement avec les phases de relecture, en utilisant le langage CSS pour les versions web et imprimée.


@@ 302,7 302,7 @@ La modélisation contextuelle utilisée ici permet d'envisager des scénarios li
Le fonctionnement des _shortcodes_ de Hugo, ajouté à la dimension multi-formats, est une occasion de formaliser clairement le comportement sémantique de textes et de sous-éléments de ces textes.
Un même texte peut être rédigé et structuré en envisageant plusieurs artefacts différents, l'écriture s'incarne dans ces modélisations.
Ce fonctionnement permet en outre de déterminer une structure personnalisée et néanmoins standard dans un environnement HTML, tout en conservant un balisage lisible dans la source.
Enfin, la modélisation contextuelle peut s'appliquer selon plusieurs façons, et il est possible de convertir le balisage agrémenté des _shortcodes_ en une autre syntaxe comme par exemple le _processing models_ de la TEI comme nous l'avons déjà mentionné{{< renvoi chapitre="5" section="4" h3="5" >}}.
Enfin, la modélisation contextuelle peut s'appliquer de plusieurs manières ; il est possible de convertir le balisage agrémenté des _shortcodes_ en une autre syntaxe, comme le _processing models_ de la TEI que nous avons déjà mentionné{{< renvoi chapitre="5" section="4" h3="5" >}}.
L'usage de Hugo et de ses _shortcodes_ est donc une occasion de réaliser une preuve de concept du principe de la modélisation contextuelle.

L'application des principes du _single source publishing_ — ou édition multi-formats à partir d'une source unique{{< appel identifiant="singlesourcepublishing" >}} — comme tentative d'une modélisation abstraite idéale est un leurre, et peut représenter un enfermement théorique.


@@ 331,12 331,12 @@ Nous adoptons la position selon laquelle la constitution de ces deux chaînes d'
Ces dernières conduisent à l'élaboration d'objets éditoriaux finalisés, via l'exposition d'un certain nombre de mécanismes dont nous pouvons ainsi prévoir une reproductibilité — ce qui diffère du fait de vouloir réutiliser ces processus techniques sans les adapter ou les modifier en profondeur.
Notons que si ces prototypes sont fortement améliorables, ils constituent tout de même des processus ou des objets fonctionnels.

Enfin il s'agit de constater l'apport en terme d'apprentissage : en effet les compétences développées durant le processus de conception et de développement de TXT et de la _fabrique_ de la thèse font partie intégrante du déroulement.
Enfin il s'agit de constater l'apport en termes d'apprentissage : en effet les compétences développées durant le processus de conception et de développement de TXT et de la _fabrique_ de la thèse font partie intégrante du déroulement.
Ce qui nous amène aux enjeux relatifs à la connaissance ou la maîtrise de la programmation.
Les chercheurs et les chercheuses en humanités numériques doivent savoir coder, dans le sens où il est nécessaire de décomposer les outils que nous utilisons comme l'explique Quinn Dombrowski {{< cite "dombrowski_does_2022" >}}.
Nous considérons en outre que l'approche du _creative coding_, comme nous l'avons abordé à propos des designers dans le champ du graphisme{{< renvoi chapitre="5" section="2" h3="4" >}}, est pertinente aussi dans des pratiques de recherche.
Il faut s'approprier des langages, par exemple ici le langage de _templating_ de Hugo hérité de celui du langage de programmation Go, sans pour autant devoir maîtriser la programmation elle-même.
Cela signifie identifier une communauté et des personnes ressources, pour pouvoir solliciter des compétences et ensuite agréger des façons de faire sans reproduire aveuglement des fragments de code.
Cela signifie identifier une communauté et des personnes ressources, pour pouvoir solliciter des compétences et ensuite agréger des façons de faire sans reproduire aveuglément des fragments de code.
Il faut alors être en mesure de formuler un problème, notamment pour recourir à de l'aide lorsque cela est nécessaire.
Cela signifie aussi en retour apporter un soutien aux personnes de cette communauté, quand cela est possible.
Dans notre cas le travail de prototypage s'est construit en apportant un regard critique continu, notamment via l'espace d'échanges de la Chaire de recherche du Canada sur les écritures numériques et des membres qui la constituent, et via la publication d'articles dans des revues ou en présentant des résultats intermédiaires lors de communications.

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@@ 90,7 90,7 @@
  {"id":"sauret_revue_2020","abstract":"Si l’on s’accorde à dire que les outils numériques ont modifié en profondeur nos pratiques d’écriture et de lecture, l’influence que ces nouvelles pratiques exercent sur les contenus d’une part, et sur la structuration de notre pensée d’autre part, reste encore à déterminer.\n\nC’est dans ce champ d’investigation que s’inscrit cette thèse, qui questionne la production des connaissances à l’époque numérique : le savoir scientifique aurait-il changé en même temps que ses modalités de production et de diffusion ? Je traiterai ce sujet à travers le prisme de la revue savante en lettres et sciences humaines, dont le modèle épistémologique, encore attaché au support papier, se voit profondément questionné par le numérique dans sa dimension technique aussi bien que culturelle. Je fais l’hypothèse que les modalités d’écriture en environnement numérique sont une opportunité pour renouer avec les idéaux de conversation scientifique qui présidaient l’invention des revues au 17eme siècle. La thèse propose une réflexion en trois temps, articulée autour de trois conceptions de la revue : la revue comme format, comme espace et, tel que je le propose et le conceptualise, comme collectif.\n\nLa revue comme format, d’abord, émerge directement de la forme épistolaire au 17eme, favorisant alors la conversation au sein d’une communauté savante dispersée. Mais les limites conceptuelles du format nous invite à considérer la revue davantage comme un media. Pour penser alors sa remédiation, je montrerai que cette conversation trouve son incarnation contemporaine dans le concept d’éditorialisation. La revue comme espace, ensuite, où s’incarnait jusque-là l’autorité scientifique, fait émerger de nouvelles possibilités conversationnelles, en raison des glissements de la fonction éditoriale des revues et de leurs éditeurs dans l’espace numérique. Enfin, la revue comme collectif émerge d’une écriture processuelle, en mouvement, propre à l’environnement numérique. Un des enjeux de cette thèse réside dans la mise en évidence des dynamiques collectives d’appropriation et de légitimation. En ce sens, la finalité de la revue est peut-être moins la production de documents que l’éditorialisation d’une conversation faisant advenir le collectif.\n\nAu plan méthodologique, cette thèse a la particularité de s’appuyer sur une recherche-action ancrée dans une série de cas d’étude et d’expérimentations éditoriales que j’ai pu mener en tant que chercheur d’une part, et éditeur-praticien d’autre part. La présentation des résultats de cette recherche-action, ainsi que leur analyse critique, fournissent la matière des concepts travaillés dans la thèse.","author":[{"family":"Sauret","given":"Nicolas"}],"citation-key":"sauret_revue_2020","event-place":"Montréal, Canada","genre":"Thèse de doctorat","issued":{"date-parts":[["2020"]]},"language":"fr","publisher":"Université de Montréal","publisher-place":"Montréal, Canada","title":"De la revue au collectif : la conversation comme dispositif d’éditorialisation des communautés savantes en lettres et sciences humaines","type":"thesis","URL":"https://these.nicolassauret.net"},
  {"id":"schreibman_companion_2004","citation-key":"schreibman_companion_2004","editor":[{"family":"Schreibman","given":"Susan"},{"family":"Siemens","given":"Raymond Georges"},{"family":"Unsworth","given":"John"}],"event-place":"Malden, MA, Etats-Unis d'Amérique","ISBN":"978-1-4051-6806-9","issued":{"date-parts":[["2004"]]},"language":"anglais","number-of-pages":"xxvii+611","publisher":"Blackwell Publishing","publisher-place":"Malden, MA, Etats-Unis d'Amérique","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"A Companion to Digital Humanities","type":"book"},
  {"id":"schreibman_new_2016","abstract":"This highly-anticipated volume has been extensively revised to reflect changes in technology, digital humanities methods and practices, and institutional culture surrounding the valuation and publication of digital scholarship.  A fully revised edition of a celebrated reference work, offering the most comprehensive and up-to-date collection of research currently available in this rapidly evolving discipline Includes new articles addressing topical and provocative issues and ideas such as retro computing, desktop fabrication, gender dynamics, and globalization Brings together a global team of authors who are pioneers of innovative research in the digital humanities Accessibly structured into five sections exploring infrastructures, creation, analysis, dissemination, and the future of digital humanities Surveys the past, present, and future of the field, offering essential research for anyone interested in better understanding the theory, methods, and application of the digital humanities","citation-key":"schreibman_new_2016","editor":[{"family":"Schreibman","given":"Susan"},{"family":"Siemens","given":"Ray"},{"family":"Unsworth","given":"John"}],"ISBN":"978-1-118-68059-9","issued":{"date-parts":[["2016",1,26]]},"language":"en","number-of-pages":"585","publisher":"John Wiley & Sons","title":"A New Companion to Digital Humanities","type":"book"},
  {"id":"sinatra_histoire_2014","abstract":"L’apparition du numérique a entraîné ces dernières années une transformation profonde des modèles de production et de circulation des livres, qui ont peu changé depuis le XVIIIe siècle. Le web, en particulier, a provoqué une remise en question du sens même du partage des connaissances : d’une économie de la rareté, nous sommes passés à la surabondance. Auparavant, une poignée d’institutions centralisatrices, privées et publiques, étaient garantes du choix, de l’évaluation et de la distribution des contenus ; aujourd’hui, il n’y a plus de systèmes de légitimation, ou alors ils sont déstructurés. Après avoir fait le constat de la crise de ces modèles et de la difficulté d’en proposer de nouveaux, ce livre présente les enjeux et les défis complexes du nouveau monde de l’édition numérique.","accessed":{"date-parts":[["2023",7,3]]},"author":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"citation-key":"sinatra_histoire_2014","container-title":"Pratiques de l’édition numérique","editor":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"ISBN":"978-2-7606-3202-8","issued":{"date-parts":[["2014"]]},"language":"fr","license":"Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International (CC BY-SA 4.0)","publisher":"Presses de l'Université de Montréal","source":"www.parcoursnumeriques-pum.ca","title":"Histoire des humanités numériques","type":"chapter","URL":"https://www.parcoursnumeriques-pum.ca/1-pratiques/​https://www.parcoursnumeriques-pum.ca/1-pratiques/chapitre3.html"},
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  {"id":"sinatra_pratiques_2014","abstract":"L’apparition du numérique a entraîné ces dernières années une transformation profonde des modèles de production et de circulation des livres, qui ont peu changé depuis le XVIIIe siècle. Le web, en particulier, a provoqué une remise en question du sens même du partage des connaissances : d’une économie de la rareté, nous sommes passés à la surabondance. Auparavant, une poignée d’institutions centralisatrices, privées et publiques, étaient garantes du choix, de l’évaluation et de la distribution des contenus ; aujourd’hui, il n’y a plus de systèmes de légitimation, ou alors ils sont déstructurés. Après avoir fait le constat de la crise de ces modèles et de la difficulté d’en proposer de nouveaux, ce livre présente les enjeux et les défis complexes du nouveau monde de l’édition numérique.","accessed":{"date-parts":[["2017",2,7]]},"citation-key":"sinatra_pratiques_2014","collection-title":"Parcours numériques","editor":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"event-place":"Montréal, Canada","ISBN":"978-2-7606-3592-0","issued":{"date-parts":[["2014"]]},"language":"fr","publisher":"Presses de l'Université de Montréal","publisher-place":"Montréal, Canada","title":"Pratiques de l’édition numérique","type":"book","URL":"http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/1-pratiques"},
  {"id":"stallman_what_1986","author":[{"family":"Stallman","given":"Richard"}],"citation-key":"stallman_what_1986","container-title":"GNU's Bulletin","issue":"1","issued":{"date-parts":[["1986"]]},"language":"en","title":"What is the Free Software Foundation?","type":"article-journal","URL":"https://www.gnu.org/bulletins/bull1.txt","volume":"1"},
  {"id":"terras_defining_2016","accessed":{"date-parts":[["2023",6,27]]},"archive":"https://www.taylorfrancis.com/books/e/9781315576251","citation-key":"terras_defining_2016","editor":[{"family":"Terras","given":"Melissa M."},{"family":"Nyhan","given":"Julianne"},{"family":"Vanhoutte","given":"Edward"}],"event-place":"London","ISBN":"978-1-315-57625-1 978-1-317-15357-3","issued":{"date-parts":[["2016"]]},"language":"Anglais","number-of-volumes":"1 online resource (xv, 314 pages) : illustrations","publisher":"Routledge","publisher-place":"London","source":"WorldCat Discovery Service","title":"Defining digital humanities: a reader","title-short":"Defining digital humanities","type":"book"},

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  {"id":"bleier_how_2021","author":[{"family":"Bleier","given":"Roman"}],"citation-key":"bleier_how_2021","container-title":"Digital Humanities Quarterly","container-title-short":"DHQ","ISSN":"1938-4122","issue":"3","issued":{"date-parts":[["2021",10,15]]},"title":"How to cite this digital edition?","type":"article-journal","volume":"015"},
  {"id":"bortzmeyer_protocole_2020","accessed":{"date-parts":[["2023",9,13]]},"author":[{"family":"Bortzmeyer","given":"Stéphane"}],"citation-key":"bortzmeyer_protocole_2020","container-title":"Blog Stéphane Bortzmeyer","issued":{"date-parts":[["2020"]]},"language":"fr","title":"Le protocole Gemini, revenir à du simple et sûr pour distribuer l'information en ligne ?","type":"post-weblog","URL":"https://www.bortzmeyer.org/gemini.html"},
  {"id":"bouchardon_milieu_2018","abstract":"Si le numérique n’est pas un simple fait auquel il faut s’adapter, un ensemble de moyens techniques qu’il s’agirait de bien utiliser, alors l’enseignement de l’écriture numérique ne saurait se limiter à une simple intégration des instruments numériques dans les pratiques pédagogiques. Il existe en effet un enjeu très fort à en donner les clés de compréhension et d’action éclairée, en d’autres termes à développer une littératie numérique. Pour ce faire nous proposons le concept de « milieu », et plus particulièrement celui de « milieu numérique », comme un outil pour penser ce qu’il convient d’enseigner en vue de former de véritables « lettrés » du numérique capables non seulement d’utiliser des outils mais aussi de comprendre en quoi ils influent sur nos manières de construire la connaissance et d’agir en relation avec autrui. Ce concept incite en effet à ne pas penser le numérique seulement comme un moyen, mais comme notre milieu (et en particulier comme notre nouveau milieu d’écriture et de lecture), c’est-à-dire ce qui est à la fois autour de nous mais aussi entre nous, ce selon quoi nous agissons et que nous transformons dans une relation de co-constitution permanente.","accessed":{"date-parts":[["2023",9,2]]},"author":[{"family":"Bouchardon","given":"Serge"},{"family":"Cailleau","given":"Isabelle"}],"citation-key":"bouchardon_milieu_2018","container-title":"Le français aujourd'hui","container-title-short":"Le français aujourd'hui","DOI":"10.3917/lfa.200.0117","event-place":"Paris","ISSN":"0184-7732","issue":"1","issued":{"date-parts":[["2018"]]},"language":"fr","page":"117-126","publisher":"Armand Colin","publisher-place":"Paris","source":"Cairn.info","title":"Milieu numérique et « lettrés » du numérique","type":"article-journal","URL":"https://www.cairn.info/revue-le-francais-aujourd-hui-2018-1-page-117.htm","volume":"200"},
  {"id":"bouletreau_les_2017","abstract":"Les contenus numériques sont, par nature, encodés. Pour pouvoir être partagée, une information doit être structurée selon des standards : les formats. (...)","accessed":{"date-parts":[["2020",8,19]]},"author":[{"family":"Boulétreau","given":"Viviane"},{"family":"Habert","given":"Benoît"}],"citation-key":"bouletreau_les_2017","container-title":"Pratiques de l’édition numérique","editor":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"event-place":"Montréal, Canada","ISBN":"978-2-7606-3592-0","issued":{"date-parts":[["2017",9,29]]},"language":"fr","publisher":"Parcours numériques","publisher-place":"Montréal, Canada","title":"Les formats","type":"chapter","URL":"http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/les-formats"},
  {"id":"bouletreau_les_2017","abstract":"Les contenus numériques sont, par nature, encodés. Pour pouvoir être partagée, une information doit être structurée selon des standards : les formats. (...)","accessed":{"date-parts":[["2020",8,19]]},"author":[{"family":"Boulétreau","given":"Viviane"},{"family":"Habert","given":"Benoît"}],"citation-key":"bouletreau_les_2017","container-title":"Pratiques de l’édition numérique","editor":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"event-place":"Montréal, Canada","ISBN":"978-2-7606-3592-0","issued":{"date-parts":[["2017",9,29]]},"language":"fr","page":"145-159","publisher":"Parcours numériques","publisher-place":"Montréal, Canada","title":"Les formats","type":"chapter","URL":"http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/les-formats"},
  {"id":"buard_modelisation_2015","abstract":"Les sources anciennes présentent une complexité d'organisation textuelle qui incite à la définition de modèles d'édition spécifiques adaptés. Sur la base de l'étude des pratiques des métiers de la conservation, de l'analyse et de l'édition des textes anciens, la thèse propose un modèle général d'organisation du travail permettant la circulation des informations sur les objets conservés ainsi que les textes portés par ces mêmes objets. La prise en compte des cultures métier confrontées au contexte de la convergence numérique et de l'omniprésence du réseau conduit à interroger la notion de document pour la replacer dans une logique plus vaste des flux de données et des fragments d'informations numériques. Nous proposons de considérer et d'organiser l'ensemble des informations manipulées en flux de textes structurés par les chercheurs en sciences en humaines et sociales. En nous appuyant sur de nombreuses expérimentations menées dans le monde de l'édition institutionnelle, nous proposons un modèle d'organisation des ressources textuelles finement structurés dans le but de faciliter les exploitations éditoriales et les programmes de recherche dans le domaine des humanités numériques.","accessed":{"date-parts":[["2023",9,6]]},"author":[{"family":"Buard","given":"Pierre-Yves"}],"citation-key":"buard_modelisation_2015","genre":"Thèse de doctorat","issued":{"date-parts":[["2015",5,4]]},"language":"fr","publisher":"Université de Caen","source":"hal.science","title":"Modélisation des sources anciennes et édition numérique","type":"thesis","URL":"https://hal.science/tel-01279385"},
  {"id":"burnard_quest-ce_2015","abstract":"Les Guidelines de la Text Encoding Initiative (TEI) sont depuis longtemps considérées comme le standard de fait pour la préparation de ressources textuelles numériques dans la communauté académique. Elles offrent au débutant un éventail de possibilités qui peut paraître intimidant, mais qui reflète l’impressionnante étendue des applications possibles pour l’encodage de texte, depuis les éditions critiques traditionnelles jusqu’aux corpus linguistiques, aux lexiques historiques, aux archives numériques et au-delà.  Utilisant de nombreux exemples de textes encodés en TEI issus de domaines variés, ce livre simple et direct est destiné à aider le débutant à faire ses propres choix parmi les multiples options offertes par la TEI. Il explique la technologie XML utilisée par la TEI d’une manière accessible au lecteur dépourvu de formation technique, et offre une visite guidée des dédales de l’univers de la TEI, et de la façon dont elle peut être personnalisée pour répondre aux besoins d’un projet particulier.  Cet ouvrage a été réalisé avec le soutien de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.","accessed":{"date-parts":[["2021",1,28]]},"author":[{"family":"Burnard","given":"Lou"}],"citation-key":"burnard_quest-ce_2015","collection-title":"Encyclopédie numérique","event-place":"Marseille","ISBN":"978-2-8218-5581-6","issued":{"date-parts":[["2015",10,28]]},"language":"fr","license":"CC BY-NC-ND 3.0 FR","number-of-pages":"116","publisher":"OpenEdition Press","publisher-place":"Marseille","source":"OpenEdition Books","title":"Qu’est-ce que la Text Encoding Initiative ?","translator":[{"family":"Burghart","given":"Marjorie"}],"type":"book","URL":"http://books.openedition.org/oep/1237"},
  {"id":"clark_content_2007","abstract":"The importance of separating presentation from content is taken as a given in many kinds of publishing, despite the fact that the notion of separation has received little critical scrutiny. I provide a closer look at the separation, first by providing contemporary and historical context, then by laying out key distinctions in the ways the separation argument is used in Web design versus Web content management versus full-featured content management systems (CMSs). I suggest that these distinctions are critical in how we should view the separation and the implications of the separation for the work of technical communicators.","accessed":{"date-parts":[["2023",9,5]]},"author":[{"family":"Clark","given":"Dave"}],"citation-key":"clark_content_2007","container-title":"Technical Communication Quarterly","DOI":"10.1080/10572250701588624","ISSN":"1057-2252","issue":"1","issued":{"date-parts":[["2007",12,27]]},"page":"35-60","publisher":"Routledge","source":"Taylor and Francis+NEJM","title":"Content Management and the Separation of Presentation and Content","type":"article-journal","URL":"https://doi.org/10.1080/10572250701588624","volume":"17"},

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  {"id":"fuller_behind_2003","author":[{"family":"Fuller","given":"Matthew"}],"citation-key":"fuller_behind_2003","event-place":"Brooklyn (N.Y.), Etats-Unis d'Amérique","ISBN":"978-1-57027-139-7","issued":{"date-parts":[["2003"]]},"language":"anglais","number-of-pages":"165","publisher":"Autonomedia","publisher-place":"Brooklyn (N.Y.), Etats-Unis d'Amérique","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Behind the blip: essays on the culture of software","title-short":"Behind the blip","type":"book"},
  {"id":"fuller_software_2008","citation-key":"fuller_software_2008","editor":[{"family":"Fuller","given":"Matthew"}],"event-place":"Cambridge, Massachusetts, États-Unis d'Amérique","ISBN":"978-0-262-06274-9","issued":{"date-parts":[["2008"]]},"language":"anglais","number-of-pages":"xii+334","publisher":"The MIT Press","publisher-place":"Cambridge, Massachusetts, États-Unis d'Amérique","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Software studies: a lexicon","title-short":"Software studies","type":"book"},
  {"id":"gehl_heterogeneous_2012","accessed":{"date-parts":[["2023",9,18]]},"author":[{"family":"Gehl","given":"Robert W."},{"family":"Bell","given":"Sarah A."}],"citation-key":"gehl_heterogeneous_2012","container-title":"Computational Culture","ISSN":"2047-2390","issue":"2","issued":{"date-parts":[["2012",9,28]]},"language":"en-GB","source":"computationalculture.net","title":"Heterogeneous Software Engineering: Garmisch 1968, Microsoft Vista, and a Methodology for Software Studies","title-short":"Heterogeneous Software Engineering","type":"article-journal","URL":"http://computationalculture.net/heterogeneous-software-engineering-garmisch-1968-microsoft-vista-and-a-methodology-for-software-studies/"},
  {"id":"guedon_lhistoire_2017","abstract":"Nous publions ici la transcription d’un entretien avec Jean-Claude Guédon réalisé à Montréal le 8 mai 2017. L’entretien est structuré en deux temps. Il commence par un monologue grâce auquel Jean-Claude Guédon retrace, en quatre étapes, l’histoire de l’évolution des revues scientifiques. Vient ensuite un échange de questions-réponses qui portent sur différents enjeux comme l’open access, le rapport au politique ou encore le défi de la patrimonialisation des formes supports des publications scientifiques. Nous avons gardé volontairement la trace de l’oralité de l’échange. Nous tenons à remercier très chaleureusement Jean-Claude Guédon pour sa disponibilité et pour le long temps d’entretien qu’il nous a consacré.","accessed":{"date-parts":[["2018",1,8]]},"author":[{"family":"Guédon","given":"Jean-Claude"},{"family":"Loute","given":"Alain"}],"citation-key":"guedon_lhistoire_2017","container-title":"Cahiers du GRM. publiés par le Groupe de Recherches Matérialistes – Association","DOI":"10.4000/grm.912","ISSN":"1775-3902","issue":"12","issued":{"date-parts":[["2017",12,31]]},"language":"fr","license":"© GRM - Association","source":"journals.openedition.org","title":"L’histoire de la forme revue au prisme de l’histoire de la « grande conversation scientifique ». Entretien avec Jean-Claude Guédon réalisé par Alain Loute, préparé avec l’aide de Caroline Glorie, Thomas Franck et Andrea Cavazzini.","type":"article-journal","URL":"http://journals.openedition.org/grm/912"},
  {"id":"guez_kittler_2015","author":[{"family":"Guez","given":"Emmanuel"},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"}],"citation-key":"guez_kittler_2015","container-title":"Mode protégé","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","page":"7-24","publisher":"les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Kittler et les machines d'écriture","type":"chapter"},
  {"id":"guedon_lhistoire_2017","abstract":"Nous publions ici la transcription d’un entretien avec Jean-Claude Guédon réalisé à Montréal le 8 mai 2017. L’entretien est structuré en deux temps. Il commence par un monologue grâce auquel Jean-Claude Guédon retrace, en quatre étapes, l’histoire de l’évolution des revues scientifiques. Vient ensuite un échange de questions-réponses qui portent sur différents enjeux comme l’open access, le rapport au politique ou encore le défi de la patrimonialisation des formes supports des publications scientifiques. Nous avons gardé volontairement la trace de l’oralité de l’échange. Nous tenons à remercier très chaleureusement Jean-Claude Guédon pour sa disponibilité et pour le long temps d’entretien qu’il nous a consacré.","accessed":{"date-parts":[["2018",1,8]]},"author":[{"family":"Guédon","given":"Jean-Claude"},{"family":"Loute","given":"Alain"}],"citation-key":"guedon_lhistoire_2017","container-title":"Cahiers du GRM. publiés par le Groupe de Recherches Matérialistes – Association","DOI":"10.4000/grm.912","ISSN":"1775-3902","issue":"12","issued":{"date-parts":[["2017",12,31]]},"language":"fr","license":"© GRM - Association","source":"journals.openedition.org","title":"L’histoire de la forme revue au prisme de l’histoire de la « grande conversation scientifique ». Entretien avec Jean-Claude Guédon réalisé par Alain Loute, préparé avec l’aide de Caroline Glorie, Thomas Franck et Andrea Cavazzini","type":"article-journal","URL":"http://journals.openedition.org/grm/912"},
  {"id":"guez_kittler_2015","author":[{"family":"Guez","given":"Emmanuel"},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"}],"citation-key":"guez_kittler_2015","container-title":"Mode protégé","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","page":"7-24","publisher":"Les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Kittler et les machines d'écriture","type":"chapter"},
  {"id":"hegland_future_2020","abstract":"This book is the first anthology of perspectives on the future of text, one of our most important mediums for thinking and communicating, with a Foreword by the co-inventor of the Internet, Vint. Cerf and a Postscript by the founder of the modern Library of Alexandria, Ismail Serageldin.  In a time with astounding developments in computer special effects in movies and the emergence of powerful AI, text has developed little beyond spellcheck and blue links. In this work we look at myriads of perspectives to inspire a rich future of text through contributions from academia, the arts, business and technology. We hope you will be as inspired as we are as to the potential power of text truly unleashed.   Contributions by Adam Cheyer • Adam Kampff • Alan Kay • Alessio Antonini • Alex Holcombe • Amaranth Borsuk • Amira Hanafi • Amos Paul Kennedy Jr. • Anastasia Salter • Andy Matuschak & Michael Nielsen • Ann Bessemans & María Pérez Mena • Andries Van Dam • Anne-Laure Le Cunff • Anthon Botha • Azlen Ezla • Barbara Beeton • Belinda Barnet • Ben Shneiderman • Bernard Vatant • Bob Frankston • Bob Horn • Bob Stein • Catherine C. Marshall • Charles Bernstein • Chris Gebhardt • Chris Messina • Christian Bök • Christopher Gutteridge • Claus Atzenbeck • Daniel Russel • Danila Medvedev • Danny Snelson • Daveed Benjamin • Dave King • Dave Winer • David De Roure • David Jablonowski • David Johnson • David Lebow • David M. Durant • David Millard • David Owen Norris • David Price • David Weinberger • Dene Grigar • Denise Schmandt-Besserat • Derek Beaulieu • Doc Searls • Don Norman • Douglas Crockford • Duke Crawford • Ed Leahy • Elaine Treharne • Élika Ortega • Esther Dyson • Esther Wojcicki • Ewan Clayton • Fiona Ross • Fred Benenson & Tyler Shoemaker • Galfromdownunder, aka Lynette Chiang • Garrett Stewart • Gyuri Lajos • Harold Thimbleby • Howard Oakley • Howard Rheingold • Ian Cooke • Iian Neil • Jack Park • Jakob Voß • James Baker • James O’Sullivan • Jamie Blustein • Jane Yellowlees Douglas • Jay David Bolter • Jeremy Helm • Jesse Grosjean • Jessica Rubart • Joe Corneli • Joel Swanson • Johanna Drucker • Johannah Rodgers • John Armstrong • John Cayle • John-Paul Davidson • Joris J. van Zundert • Judy Malloy  • Kari Kraus & Matthew Kirschenbaum • Katie Baynes • Keith Houston • Keith Martin • Kenny Hemphill • Ken Perlin • Leigh Nash • Leslie Carr • Lesia Tkacz • Leslie Lamport • Livia Polanyi • Lori Emerson • Luc Beaudoin & Daniel Jomphe • Lynette Chiang • Manuela González • Marc-Antoine Parent • Marc Canter • Mark Anderson • Mark Baker • Mark Bernstein • Martin Kemp • Martin Tiefenthaler • Maryanne Wolf • Matt Mullenweg •  Michael Joyce • Mike Zender • Naomi S. Baron • Nasser Hussain • Neil Jefferies • Niels Ole Finnemann • Nick Montfort •  Panda Mery • Patrick Lichty • Paul Smart • Peter Cho • Peter Flynn • Peter Jenson & Melissa Morocco • Peter J. Wasilko • Phil Gooch • Pip Willcox • Rafael Nepô • Raine Revere • Richard A. Carter • Richard Price • Richard Saul Wurman • Rollo Carpenter • Sage Jenson & Kit Kuksenok • Shane Gibson • Simon J. Buckingham Shum • Sam Brooker • Sarah Walton • Scott Rettberg • Sofie Beier • Sonja Knecht • Stephan Kreutzer • Stephanie Strickland • Stephen Lekson • Stevan Harnad • Steve Newcomb • Stuart Moulthrop • Ted Nelson • Teodora Petkova • Tiago Forte • Timothy Donaldson • Tim Ingold • Timur Schukin & Irina Antonova • Todd A. Carpenter • Tom Butler-Bowdon • Tom Standage • Tor Nørretranders • Valentina Moressa • Ward Cunningham • Dame Wendy Hall • Zuzana Husárová. Student Competition Winner Niko A. Grupen, and competition runner ups Catherine Brislane, Corrie Kim, Mesut Yilmaz, Elizabeth Train-Brown, Thomas John Moore, Zakaria Aden, Yahye Aden, Ibrahim Yahie, Arushi Jain, Shuby Deshpande, Aishwarya Mudaliar, Finbarr Condon-English, Charlotte Gray, Aditeya Das, Wesley Finck, Jordan Morrison, Duncan Reid, Emma Brodey, Gage Nott, Aditeya Das and Kamil Przespolewski. Edited by Frode Hegland.","accessed":{"date-parts":[["2021",4,28]]},"citation-key":"hegland_future_2020","DOI":"10.48197/fot2020a","edition":"1","editor":[{"family":"Hegland","given":"Frode"}],"ISBN":"9798556866782","issued":{"date-parts":[["2020",11,20]]},"language":"en","publisher":"Future Text Publishing","source":"DOI.org (Crossref)","title":"The Future of Text","type":"book","URL":"https://futuretextpublishing.com/future-of-text-2020-download/"},
  {"id":"hochuli_design_2020","abstract":"La conception d'un livre suit-elle uniquement un processus logique et réfléchi ? Du choix d'un caractère typographique et de son corps à celui de la disposition des blocs de texte, le designer graphique et typographe suisse Jost Hochuli étudie le rôle décisif que joue l'instinct dans les différentes étapes de planification d'un ouvrage. S'appuyant sur sa propre expérience et à titre d'exemples sur divers ouvrages issus de son travail, Jost Hochuli revient sur les questionnements soulevés lors de leur conception et sur l'importance de l'intuition dans une réflexion rationnelle. (4e de couverture)","author":[{"family":"Hochuli","given":"Jost"},{"family":"Morgan","given":"John"}],"citation-key":"hochuli_design_2020","event-place":"Paris, France","ISBN":"978-2-917855-43-0","issued":{"date-parts":[["2020"]]},"language":"français","publisher":"B42","publisher-place":"Paris, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Un design de livre systématique ?","type":"book"},
  {"id":"ingold_faire_2017","author":[{"family":"Ingold","given":"Tim"},{"family":"Gosselin","given":"Hervé."},{"family":"Afeissa","given":"Hicham-Stéphane"}],"citation-key":"ingold_faire_2017","event-place":"Bellevaux","ISBN":"978-2-36751-010-1","issued":{"date-parts":[["2017"]]},"language":"Français","number-of-pages":"317","publisher":"Éditions Dehors","publisher-place":"Bellevaux","section":"1 v. (317 p.) : illustrations ; 21 cm","source":"WorldCat Discovery Service","title":"Faire: anthropologie, archéologie, art et architecture","title-short":"Faire","type":"book"},


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  {"id":"kay_user_1990","author":[{"family":"Kay","given":"Alan"}],"citation-key":"kay_user_1990","container-title":"The art of human-computer interface design","editor":[{"family":"Laurel","given":"Brenda"},{"family":"Mountford","given":"S. Joy"}],"event-place":"Reading (Mass.) ;","ISBN":"978-0-201-51797-2","issued":{"date-parts":[["1990"]]},"language":"Anglais","page":"191-207","publisher":"Addison-Wesley Pub. Co.","publisher-place":"Reading (Mass.) ;","section":"1 v. (523 p.) : illustrations ; 26 cm","source":"WorldCat Discovery Service","title":"User Interface: A Personal View","type":"chapter"},
  {"id":"kirschenbaum_track_2016","author":[{"family":"Kirschenbaum","given":"Matthew G."}],"citation-key":"kirschenbaum_track_2016","event-place":"Cambridge, Massachusetts, États-Unis d'Amérique","ISBN":"978-0-674-41707-6","issued":{"date-parts":[["2016"]]},"language":"anglais","number-of-pages":"xvi+344; 16","publisher":"The Belknap Press of Harvard University Press","publisher-place":"Cambridge, Massachusetts, États-Unis d'Amérique","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Track changes: a literary history of word processing","title-short":"Track changes","type":"book"},
  {"id":"kirschenbaum_virtuality_2012","abstract":"In 1999 I was asked to join a panel on \"virtuality\" convened by the artist and media scholar Johanna Drucker at the international Digital Arts and Culture 2000 conference in Bergen, Norway. See http://cmc.uib.no/~dac/program.html for the conference program. Her instructions to us were to organize our ideas around \"the ideology of the virtual\" or \"virtuality","accessed":{"date-parts":[["2023",9,16]]},"author":[{"family":"Kirschenbaum","given":"Matthew G."}],"citation-key":"kirschenbaum_virtuality_2012","container-title":"electronic book review","issued":{"date-parts":[["2012",1,31]]},"language":"en-US","title":"Virtuality and VRML: Software Studies After Manovich","title-short":"Virtuality and VRML","type":"post-weblog","URL":"https://electronicbookreview.com/essay/virtuality-and-vrml-software-studies-after-manovich/"},
  {"id":"kittler_logiciel_2015","author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"}],"citation-key":"kittler_logiciel_2015","container-title":"Mode protégé","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","page":"29-45","publisher":"les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Le logiciel n'existe pas","type":"chapter"},
  {"id":"kittler_mode_2015","author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."},{"family":"Guez","given":"Emmanuel"},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"},{"family":"Parikka","given":"Jussi"}],"citation-key":"kittler_mode_2015","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","publisher":"les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Mode protégé","type":"book"},
  {"id":"kittler_logiciel_2015","author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"}],"citation-key":"kittler_logiciel_2015","container-title":"Mode protégé","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","page":"29-45","publisher":"Les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Le logiciel n'existe pas","type":"chapter"},
  {"id":"kittler_mode_2015","author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."},{"family":"Guez","given":"Emmanuel"},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"},{"family":"Parikka","given":"Jussi"}],"citation-key":"kittler_mode_2015","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","publisher":"Les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Mode protégé","type":"book"},
  {"id":"kittler_there_1995","accessed":{"date-parts":[["2020",4,21]]},"author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."}],"citation-key":"kittler_there_1995","container-title":"CTheory","ISSN":"1190-9153","issued":{"date-parts":[["1995",10,18]]},"language":"en","page":"147-155","source":"journals.uvic.ca","title":"There is No Software","type":"article-journal","URL":"https://journals.uvic.ca/index.php/ctheory/article/view/14655"},
  {"id":"lantenois_ouvrir_2012","author":[{"family":"Lantenois","given":"Annick"}],"citation-key":"lantenois_ouvrir_2012","container-title":"Graphisme en France","issue":"2012","issued":{"date-parts":[["2012"]]},"language":"fr","page":"13-22","title":"Ouvrir des chemins","type":"article-journal"},
  {"id":"laurel_art_1990","citation-key":"laurel_art_1990","editor":[{"family":"Laurel","given":"Brenda"},{"family":"Mountford","given":"S. Joy"}],"event-place":"Reading (Mass.) ;","ISBN":"978-0-201-51797-2","issued":{"date-parts":[["1990"]]},"language":"Anglais","number-of-pages":"523","publisher":"Addison-Wesley Pub. Co.","publisher-place":"Reading (Mass.) ;","section":"1 v. (523 p.) : illustrations ; 26 cm","source":"WorldCat Discovery Service","title":"The art of human-computer interface design","type":"book"},

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  {"id":"borsuk_book_2021","abstract":"In April 2018, Amaranth Borsuk began to approach artists, bookbinders, publishers, librarians, and scholars to inquire What is the/a book? The Book: 101 Definitions documents the responses and decenters the author’s voice to draw attention to the many other formulations of what the book is and can be.","citation-key":"borsuk_book_2021","editor":[{"family":"Borsuk","given":"Amaranth"}],"event-place":"Montréal, Canada","ISBN":"978-1-926968-57-5","issued":{"date-parts":[["2021"]]},"language":"en","number-of-pages":"101","publisher":"Anteism","publisher-place":"Montréal, Canada","source":"Google Books","title":"The Book: 101 Definitions","title-short":"The Book","type":"book"},
  {"id":"bortzmeyer_protocole_2020","accessed":{"date-parts":[["2023",9,13]]},"author":[{"family":"Bortzmeyer","given":"Stéphane"}],"citation-key":"bortzmeyer_protocole_2020","container-title":"Blog Stéphane Bortzmeyer","issued":{"date-parts":[["2020"]]},"language":"fr","title":"Le protocole Gemini, revenir à du simple et sûr pour distribuer l'information en ligne ?","type":"post-weblog","URL":"https://www.bortzmeyer.org/gemini.html"},
  {"id":"bouchardon_milieu_2018","abstract":"Si le numérique n’est pas un simple fait auquel il faut s’adapter, un ensemble de moyens techniques qu’il s’agirait de bien utiliser, alors l’enseignement de l’écriture numérique ne saurait se limiter à une simple intégration des instruments numériques dans les pratiques pédagogiques. Il existe en effet un enjeu très fort à en donner les clés de compréhension et d’action éclairée, en d’autres termes à développer une littératie numérique. Pour ce faire nous proposons le concept de « milieu », et plus particulièrement celui de « milieu numérique », comme un outil pour penser ce qu’il convient d’enseigner en vue de former de véritables « lettrés » du numérique capables non seulement d’utiliser des outils mais aussi de comprendre en quoi ils influent sur nos manières de construire la connaissance et d’agir en relation avec autrui. Ce concept incite en effet à ne pas penser le numérique seulement comme un moyen, mais comme notre milieu (et en particulier comme notre nouveau milieu d’écriture et de lecture), c’est-à-dire ce qui est à la fois autour de nous mais aussi entre nous, ce selon quoi nous agissons et que nous transformons dans une relation de co-constitution permanente.","accessed":{"date-parts":[["2023",9,2]]},"author":[{"family":"Bouchardon","given":"Serge"},{"family":"Cailleau","given":"Isabelle"}],"citation-key":"bouchardon_milieu_2018","container-title":"Le français aujourd'hui","container-title-short":"Le français aujourd'hui","DOI":"10.3917/lfa.200.0117","event-place":"Paris","ISSN":"0184-7732","issue":"1","issued":{"date-parts":[["2018"]]},"language":"fr","page":"117-126","publisher":"Armand Colin","publisher-place":"Paris","source":"Cairn.info","title":"Milieu numérique et « lettrés » du numérique","type":"article-journal","URL":"https://www.cairn.info/revue-le-francais-aujourd-hui-2018-1-page-117.htm","volume":"200"},
  {"id":"bouletreau_les_2017","abstract":"Les contenus numériques sont, par nature, encodés. Pour pouvoir être partagée, une information doit être structurée selon des standards : les formats. (...)","accessed":{"date-parts":[["2020",8,19]]},"author":[{"family":"Boulétreau","given":"Viviane"},{"family":"Habert","given":"Benoît"}],"citation-key":"bouletreau_les_2017","container-title":"Pratiques de l’édition numérique","editor":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"event-place":"Montréal, Canada","ISBN":"978-2-7606-3592-0","issued":{"date-parts":[["2017",9,29]]},"language":"fr","publisher":"Parcours numériques","publisher-place":"Montréal, Canada","title":"Les formats","type":"chapter","URL":"http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/les-formats"},
  {"id":"bouletreau_les_2017","abstract":"Les contenus numériques sont, par nature, encodés. Pour pouvoir être partagée, une information doit être structurée selon des standards : les formats. (...)","accessed":{"date-parts":[["2020",8,19]]},"author":[{"family":"Boulétreau","given":"Viviane"},{"family":"Habert","given":"Benoît"}],"citation-key":"bouletreau_les_2017","container-title":"Pratiques de l’édition numérique","editor":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"event-place":"Montréal, Canada","ISBN":"978-2-7606-3592-0","issued":{"date-parts":[["2017",9,29]]},"language":"fr","page":"145-159","publisher":"Parcours numériques","publisher-place":"Montréal, Canada","title":"Les formats","type":"chapter","URL":"http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/les-formats"},
  {"id":"bourassa_devenirs_2018","accessed":{"date-parts":[["2020",1,8]]},"author":[{"family":"Bourassa","given":"Renée"},{"family":"Haute","given":"Lucile"},{"family":"Rouffineau","given":"Gilles"}],"citation-key":"bourassa_devenirs_2018","container-title":"Sciences du Design","DOI":"10.3917/sdd.008.0027","ISSN":"2428-3711","issue":"2","issued":{"date-parts":[["2018",12,14]]},"language":"fr","page":"27-33","source":"www.cairn.info","title":"Devenirs numériques de l’édition","type":"article-journal","URL":"https://www.cairn.info/revue-sciences-du-design-2018-2-page-27.htm","volume":"n° 8"},
  {"id":"bourdieu_les_1998","accessed":{"date-parts":[["2023",1,12]]},"author":[{"family":"Bourdieu","given":"Pierre"}],"citation-key":"bourdieu_les_1998","collection-number":"370","collection-title":"Points. Essais","event-place":"Paris","ISBN":"978-2-02-034975-8","issued":{"date-parts":[["1998"]]},"language":"Français","number-of-pages":"567","publisher":"Éditions du Seuil","publisher-place":"Paris","section":"567 pages ; 18 cm","source":"WorldCat Discovery Service","title":"Les règles de l'art: genèse et structure du champ littéraire","title-short":"Les règles de l'art","type":"book"},
  {"id":"broca_utopie_2018","abstract":"La 4ème de couverture indique : \"Né dans les années 1980 de la révolte de hackers contre la privatisation du code informatique, le mouvement du logiciel libre a peu à peu diffusé ses valeurs et ses pratiques à d’autres domaines, dessinant une véritable « utopie concrète ». Celle-ci a fait sienne plusieurs exigences : bricoler nos technologies au lieu d’en être les consommateurs sidérés, défendre la circulation de l’information contre l’extension des droits de propriété intellectuelle, lier travail et accomplissement personnel en minimisant les hiérarchies. De GNU/Linux à Wikipédia, de la licence GPL aux Creative Commons, des ordinateurs aux imprimantes 3D, ces aspirations se sont concrétisées dans des objets techniques, des outils juridiques et des formes de collaboration qui nourrissent aujourd’hui une nouvelle sphère des communs. Dans cette histoire du Libre, les hackers inspirent la pensée critique (d’André Gorz à la revue Multitudes) et les entrepreneurs open source côtoient les défenseurs des biens communs. De ce bouillonnement de pratiques, de luttes et de théories, l’esprit du Libre émerge comme un déjà là propre à encourager l’inventivité collective. Mais il est aussi un prisme pour comprendre comment, en quelques décennies, on est passé du capitalisme de Microsoft – la commercialisation de petites boîtes des biens informationnels protégés par des droits de propriété intellectuelle – au capitalisme numérique des Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple), fondé sur l’exploitation de nos données et la toute puissance des algorithmes.\"","author":[{"family":"Broca","given":"Sébastien"},{"family":"Kelty","given":"Christopher M."}],"citation-key":"broca_utopie_2018","event-place":"Lyon, France","ISBN":"978-2-36935-097-2","issued":{"date-parts":[["2018"]]},"language":"français","number-of-pages":"376","publisher":"Éditions le Passager clandestin","publisher-place":"Lyon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Utopie du logiciel libre","type":"book"},


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  {"id":"gruber_dive_2004","accessed":{"date-parts":[["2023",9,4]]},"author":[{"family":"Gruber","given":"John"}],"citation-key":"gruber_dive_2004","container-title":"Daring Fireball","issued":{"date-parts":[["2004"]]},"language":"en","title":"Dive Into Markdown","type":"post-weblog","URL":"https://daringfireball.net/2004/03/dive_into_markdown"},
  {"id":"gruber_markdown_2004","accessed":{"date-parts":[["2023",9,4]]},"author":[{"family":"Gruber","given":"John"}],"citation-key":"gruber_markdown_2004","container-title":"Daring Fireball","issued":{"date-parts":[["2004"]]},"language":"en","title":"Markdown Syntax Documentation","type":"webpage","URL":"https://daringfireball.net/projects/markdown/syntax#philosophy"},
  {"id":"guay_story_2020","abstract":"How the most popular plain text formatting syntax came to life, inspired by emails and the work behind other plain text syntaxes.","accessed":{"date-parts":[["2020",12,29]]},"author":[{"family":"Guay","given":"Matthew"}],"citation-key":"guay_story_2020","container-title":"Capiche","genre":"Blog","issued":{"date-parts":[["2020",10,22]]},"language":"en","title":"The story behind Markdown","type":"post-weblog","URL":"https://capiche.com/e/markdown-history"},
  {"id":"guedon_lhistoire_2017","abstract":"Nous publions ici la transcription d’un entretien avec Jean-Claude Guédon réalisé à Montréal le 8 mai 2017. L’entretien est structuré en deux temps. Il commence par un monologue grâce auquel Jean-Claude Guédon retrace, en quatre étapes, l’histoire de l’évolution des revues scientifiques. Vient ensuite un échange de questions-réponses qui portent sur différents enjeux comme l’open access, le rapport au politique ou encore le défi de la patrimonialisation des formes supports des publications scientifiques. Nous avons gardé volontairement la trace de l’oralité de l’échange. Nous tenons à remercier très chaleureusement Jean-Claude Guédon pour sa disponibilité et pour le long temps d’entretien qu’il nous a consacré.","accessed":{"date-parts":[["2018",1,8]]},"author":[{"family":"Guédon","given":"Jean-Claude"},{"family":"Loute","given":"Alain"}],"citation-key":"guedon_lhistoire_2017","container-title":"Cahiers du GRM. publiés par le Groupe de Recherches Matérialistes – Association","DOI":"10.4000/grm.912","ISSN":"1775-3902","issue":"12","issued":{"date-parts":[["2017",12,31]]},"language":"fr","license":"© GRM - Association","source":"journals.openedition.org","title":"L’histoire de la forme revue au prisme de l’histoire de la « grande conversation scientifique ». Entretien avec Jean-Claude Guédon réalisé par Alain Loute, préparé avec l’aide de Caroline Glorie, Thomas Franck et Andrea Cavazzini.","type":"article-journal","URL":"http://journals.openedition.org/grm/912"},
  {"id":"guez_kittler_2015","author":[{"family":"Guez","given":"Emmanuel"},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"}],"citation-key":"guez_kittler_2015","container-title":"Mode protégé","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","page":"7-24","publisher":"les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Kittler et les machines d'écriture","type":"chapter"},
  {"id":"guedon_lhistoire_2017","abstract":"Nous publions ici la transcription d’un entretien avec Jean-Claude Guédon réalisé à Montréal le 8 mai 2017. L’entretien est structuré en deux temps. Il commence par un monologue grâce auquel Jean-Claude Guédon retrace, en quatre étapes, l’histoire de l’évolution des revues scientifiques. Vient ensuite un échange de questions-réponses qui portent sur différents enjeux comme l’open access, le rapport au politique ou encore le défi de la patrimonialisation des formes supports des publications scientifiques. Nous avons gardé volontairement la trace de l’oralité de l’échange. Nous tenons à remercier très chaleureusement Jean-Claude Guédon pour sa disponibilité et pour le long temps d’entretien qu’il nous a consacré.","accessed":{"date-parts":[["2018",1,8]]},"author":[{"family":"Guédon","given":"Jean-Claude"},{"family":"Loute","given":"Alain"}],"citation-key":"guedon_lhistoire_2017","container-title":"Cahiers du GRM. publiés par le Groupe de Recherches Matérialistes – Association","DOI":"10.4000/grm.912","ISSN":"1775-3902","issue":"12","issued":{"date-parts":[["2017",12,31]]},"language":"fr","license":"© GRM - Association","source":"journals.openedition.org","title":"L’histoire de la forme revue au prisme de l’histoire de la « grande conversation scientifique ». Entretien avec Jean-Claude Guédon réalisé par Alain Loute, préparé avec l’aide de Caroline Glorie, Thomas Franck et Andrea Cavazzini","type":"article-journal","URL":"http://journals.openedition.org/grm/912"},
  {"id":"guez_kittler_2015","author":[{"family":"Guez","given":"Emmanuel"},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"}],"citation-key":"guez_kittler_2015","container-title":"Mode protégé","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","page":"7-24","publisher":"Les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Kittler et les machines d'écriture","type":"chapter"},
  {"id":"guichard_lecriture_2008","abstract":"Je m'intéresse à une technique particulière, l'écriture, renouvelée depuis quelques décennies par l'informatique et l'internet, et j'explique comment les scientifiques, après l'avoir adaptée à leurs besoins, se retrouvent pris en otages par la doxa de la culture et l'industrie de l'écriture. J'aborde enfin les enjeux épistémologiques sous-jacents<br />à une telle situation.","accessed":{"date-parts":[["2018",6,9]]},"author":[{"family":"Guichard","given":"Éric"}],"citation-key":"guichard_lecriture_2008","event-title":"L’Internet : Espace public et Enjeux de connaissance","issued":{"date-parts":[["2008",12,16]]},"language":"fr","source":"halshs.archives-ouvertes.fr","title":"L'écriture scientifique","type":"paper-conference","URL":"https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00347616/document"},
  {"id":"guilhaumou_lexique_1969","author":[{"family":"Guilhaumou","given":"Jean"}],"citation-key":"guilhaumou_lexique_1969","event-place":"Paris","issued":{"date-parts":[["1969"]]},"language":"Français","number-of-pages":"121","publisher":"Entreprise moderne d'édition","publisher-place":"Paris","section":"121 pages ; 21 cm","source":"WorldCat Discovery Service","title":"Lexique de l'informatique","type":"book"},
  {"id":"guillaud_quest-ce_2010","accessed":{"date-parts":[["2023",5,30]]},"author":[{"family":"Guillaud","given":"Hubert"}],"citation-key":"guillaud_quest-ce_2010","collection-title":"Read/Write Book","container-title":"Read/Write Book : Le livre inscriptible","DOI":"10.4000/books.oep.147","editor":[{"family":"Mounier","given":"Pierre"}],"event-place":"Marseille","ISBN":"978-2-8218-0952-9","issued":{"date-parts":[["2010",3,3]]},"language":"fr","license":"https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/","page":"49-64","publisher":"OpenEdition Press","publisher-place":"Marseille","source":"OpenEdition Books","title":"Qu'est-ce qu'un livre à l'heure du numérique ?","type":"chapter","URL":"http://books.openedition.org/oep/147"},


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  {"id":"kirschenbaum_track_2016","author":[{"family":"Kirschenbaum","given":"Matthew G."}],"citation-key":"kirschenbaum_track_2016","event-place":"Cambridge, Massachusetts, États-Unis d'Amérique","ISBN":"978-0-674-41707-6","issued":{"date-parts":[["2016"]]},"language":"anglais","number-of-pages":"xvi+344; 16","publisher":"The Belknap Press of Harvard University Press","publisher-place":"Cambridge, Massachusetts, États-Unis d'Amérique","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Track changes: a literary history of word processing","title-short":"Track changes","type":"book"},
  {"id":"kirschenbaum_virtuality_2012","abstract":"In 1999 I was asked to join a panel on \"virtuality\" convened by the artist and media scholar Johanna Drucker at the international Digital Arts and Culture 2000 conference in Bergen, Norway. See http://cmc.uib.no/~dac/program.html for the conference program. Her instructions to us were to organize our ideas around \"the ideology of the virtual\" or \"virtuality","accessed":{"date-parts":[["2023",9,16]]},"author":[{"family":"Kirschenbaum","given":"Matthew G."}],"citation-key":"kirschenbaum_virtuality_2012","container-title":"electronic book review","issued":{"date-parts":[["2012",1,31]]},"language":"en-US","title":"Virtuality and VRML: Software Studies After Manovich","title-short":"Virtuality and VRML","type":"post-weblog","URL":"https://electronicbookreview.com/essay/virtuality-and-vrml-software-studies-after-manovich/"},
  {"id":"kirschenbaum_what_2012","abstract":"Start reading this text on Debates in the DH Manifold.","accessed":{"date-parts":[["2022",2,7]]},"archive":"https://dhdebates.gc.cuny.edu/read/untitled-88c11800-9446-469b-a3be-3fdb36bfbd1e/section/f5640d43-b8eb-4d49-bc4b-eb31a16f3d06","author":[{"family":"Kirschenbaum","given":"Matthew G."}],"citation-key":"kirschenbaum_what_2012","container-title":"Debates in the Digital Humanities","edition":"University of Minnesota Press","editor":[{"family":"Gold","given":"Matthew K."}],"event-place":"Minneapolis, MN","ISBN":"978-1-4529-6375-4","issued":{"date-parts":[["2012"]]},"language":"en-US","publisher-place":"Minneapolis, MN","title":"What Is Digital Humanities and What’s It Doing in English Departments?","title-short":"Chapter 9","type":"chapter"},
  {"id":"kittler_logiciel_2015","author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"}],"citation-key":"kittler_logiciel_2015","container-title":"Mode protégé","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","page":"29-45","publisher":"les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Le logiciel n'existe pas","type":"chapter"},
  {"id":"kittler_mode_2015","author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."},{"family":"Guez","given":"Emmanuel"},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"},{"family":"Parikka","given":"Jussi"}],"citation-key":"kittler_mode_2015","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","publisher":"les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Mode protégé","type":"book"},
  {"id":"kittler_logiciel_2015","author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"}],"citation-key":"kittler_logiciel_2015","container-title":"Mode protégé","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","page":"29-45","publisher":"Les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Le logiciel n'existe pas","type":"chapter"},
  {"id":"kittler_mode_2015","author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."},{"family":"Guez","given":"Emmanuel"},{"family":"Vargoz","given":"Frédérique"},{"family":"Parikka","given":"Jussi"}],"citation-key":"kittler_mode_2015","event-place":"Dijon, France","ISBN":"978-2-84066-792-6","ISSN":"2428-9485","issued":{"date-parts":[["2015"]]},"language":"français","publisher":"Les Presses du réel","publisher-place":"Dijon, France","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"Mode protégé","type":"book"},
  {"id":"kittler_there_1995","accessed":{"date-parts":[["2020",4,21]]},"author":[{"family":"Kittler","given":"Friedrich A."}],"citation-key":"kittler_there_1995","container-title":"CTheory","ISSN":"1190-9153","issued":{"date-parts":[["1995",10,18]]},"language":"en","page":"147-155","source":"journals.uvic.ca","title":"There is No Software","type":"article-journal","URL":"https://journals.uvic.ca/index.php/ctheory/article/view/14655"},
  {"id":"knuth_computers_1986","author":[{"family":"Knuth","given":"Donald Ervin"}],"citation-key":"knuth_computers_1986","event-place":"Reading, Mass.","ISBN":"978-0-201-13448-3 978-0-201-13447-6","issued":{"date-parts":[["1986"]]},"language":"Anglais","number-of-pages":"483","publisher":"Addison-Wesley Pub. Co.","publisher-place":"Reading, Mass.","section":"1 v. (IX-483 p.) : illustrations ; 24 cm","source":"WorldCat Discovery Service","title":"Computers & typesetting. A, The TeXbook","type":"book"},
  {"id":"knuth_literate_1984","abstract":"The author and his associates have been experimenting for the past several years with a programming language and documentation system called WEB. This paper presents WEB by example, and discusses why the new system appears to be an improvement over previous ones.","accessed":{"date-parts":[["2021",3,26]]},"author":[{"family":"Knuth","given":"Donald Ervin"}],"citation-key":"knuth_literate_1984","container-title":"The Computer Journal","container-title-short":"The Computer Journal","DOI":"10.1093/comjnl/27.2.97","ISSN":"0010-4620","issue":"2","issued":{"date-parts":[["1984",1,1]]},"page":"97-111","source":"Silverchair","title":"Literate Programming","type":"article-journal","URL":"https://doi.org/10.1093/comjnl/27.2.97","volume":"27"},


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  {"id":"schreibman_companion_2004","citation-key":"schreibman_companion_2004","editor":[{"family":"Schreibman","given":"Susan"},{"family":"Siemens","given":"Raymond Georges"},{"family":"Unsworth","given":"John"}],"event-place":"Malden, MA, Etats-Unis d'Amérique","ISBN":"978-1-4051-6806-9","issued":{"date-parts":[["2004"]]},"language":"anglais","number-of-pages":"xxvii+611","publisher":"Blackwell Publishing","publisher-place":"Malden, MA, Etats-Unis d'Amérique","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"A Companion to Digital Humanities","type":"book"},
  {"id":"schreibman_new_2016","abstract":"This highly-anticipated volume has been extensively revised to reflect changes in technology, digital humanities methods and practices, and institutional culture surrounding the valuation and publication of digital scholarship.  A fully revised edition of a celebrated reference work, offering the most comprehensive and up-to-date collection of research currently available in this rapidly evolving discipline Includes new articles addressing topical and provocative issues and ideas such as retro computing, desktop fabrication, gender dynamics, and globalization Brings together a global team of authors who are pioneers of innovative research in the digital humanities Accessibly structured into five sections exploring infrastructures, creation, analysis, dissemination, and the future of digital humanities Surveys the past, present, and future of the field, offering essential research for anyone interested in better understanding the theory, methods, and application of the digital humanities","citation-key":"schreibman_new_2016","editor":[{"family":"Schreibman","given":"Susan"},{"family":"Siemens","given":"Ray"},{"family":"Unsworth","given":"John"}],"ISBN":"978-1-118-68059-9","issued":{"date-parts":[["2016",1,26]]},"language":"en","number-of-pages":"585","publisher":"John Wiley & Sons","title":"A New Companion to Digital Humanities","type":"book"},
  {"id":"seckel_proces_2018","abstract":"Le tribunal a montré les insuffisances de l’enquête, qui n’a pas prouvé qu’ils étaient les auteurs du sabotage d’une ligne de TGV en 2008.","accessed":{"date-parts":[["2023",5,13]]},"author":[{"family":"Seckel","given":"Henri"}],"citation-key":"seckel_proces_2018","container-title":"Le Monde.fr","ISSN":"1950-6244","issued":{"date-parts":[["2018",4,12]]},"language":"fr","source":"Le Monde","title":"Procès de Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés","title-short":"Procès de Tarnac","type":"article-newspaper","URL":"https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/04/12/proces-de-tarnac-julien-coupat-et-yildune-levy-relaxes_5284397_1653578.html"},
  {"id":"sinatra_histoire_2014","abstract":"L’apparition du numérique a entraîné ces dernières années une transformation profonde des modèles de production et de circulation des livres, qui ont peu changé depuis le XVIIIe siècle. Le web, en particulier, a provoqué une remise en question du sens même du partage des connaissances : d’une économie de la rareté, nous sommes passés à la surabondance. Auparavant, une poignée d’institutions centralisatrices, privées et publiques, étaient garantes du choix, de l’évaluation et de la distribution des contenus ; aujourd’hui, il n’y a plus de systèmes de légitimation, ou alors ils sont déstructurés. Après avoir fait le constat de la crise de ces modèles et de la difficulté d’en proposer de nouveaux, ce livre présente les enjeux et les défis complexes du nouveau monde de l’édition numérique.","accessed":{"date-parts":[["2023",7,3]]},"author":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"citation-key":"sinatra_histoire_2014","container-title":"Pratiques de l’édition numérique","editor":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"ISBN":"978-2-7606-3202-8","issued":{"date-parts":[["2014"]]},"language":"fr","license":"Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International (CC BY-SA 4.0)","publisher":"Presses de l'Université de Montréal","source":"www.parcoursnumeriques-pum.ca","title":"Histoire des humanités numériques","type":"chapter","URL":"https://www.parcoursnumeriques-pum.ca/1-pratiques/​https://www.parcoursnumeriques-pum.ca/1-pratiques/chapitre3.html"},
  {"id":"sinatra_histoire_2014","abstract":"L’apparition du numérique a entraîné ces dernières années une transformation profonde des modèles de production et de circulation des livres, qui ont peu changé depuis le XVIIIe siècle. Le web, en particulier, a provoqué une remise en question du sens même du partage des connaissances : d’une économie de la rareté, nous sommes passés à la surabondance. Auparavant, une poignée d’institutions centralisatrices, privées et publiques, étaient garantes du choix, de l’évaluation et de la distribution des contenus ; aujourd’hui, il n’y a plus de systèmes de légitimation, ou alors ils sont déstructurés. Après avoir fait le constat de la crise de ces modèles et de la difficulté d’en proposer de nouveaux, ce livre présente les enjeux et les défis complexes du nouveau monde de l’édition numérique.","accessed":{"date-parts":[["2023",7,3]]},"author":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"citation-key":"sinatra_histoire_2014","container-title":"Pratiques de l’édition numérique","editor":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"ISBN":"978-2-7606-3202-8","issued":{"date-parts":[["2014"]]},"language":"fr","license":"Creative Commons Attribution-ShareAlike 4.0 International (CC BY-SA 4.0)","page":"49-60","publisher":"Presses de l'Université de Montréal","source":"www.parcoursnumeriques-pum.ca","title":"Histoire des humanités numériques","type":"chapter","URL":"https://www.parcoursnumeriques-pum.ca/1-pratiques/​https://www.parcoursnumeriques-pum.ca/1-pratiques/chapitre3.html"},
  {"id":"sinatra_pratiques_2014","abstract":"L’apparition du numérique a entraîné ces dernières années une transformation profonde des modèles de production et de circulation des livres, qui ont peu changé depuis le XVIIIe siècle. Le web, en particulier, a provoqué une remise en question du sens même du partage des connaissances : d’une économie de la rareté, nous sommes passés à la surabondance. Auparavant, une poignée d’institutions centralisatrices, privées et publiques, étaient garantes du choix, de l’évaluation et de la distribution des contenus ; aujourd’hui, il n’y a plus de systèmes de légitimation, ou alors ils sont déstructurés. Après avoir fait le constat de la crise de ces modèles et de la difficulté d’en proposer de nouveaux, ce livre présente les enjeux et les défis complexes du nouveau monde de l’édition numérique.","accessed":{"date-parts":[["2017",2,7]]},"citation-key":"sinatra_pratiques_2014","collection-title":"Parcours numériques","editor":[{"family":"Sinatra","given":"Michael E."},{"family":"Vitali-Rosati","given":"Marcello"}],"event-place":"Montréal, Canada","ISBN":"978-2-7606-3592-0","issued":{"date-parts":[["2014"]]},"language":"fr","publisher":"Presses de l'Université de Montréal","publisher-place":"Montréal, Canada","title":"Pratiques de l’édition numérique","type":"book","URL":"http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/1-pratiques"},
  {"id":"siskin_system_2016","author":[{"family":"Siskin","given":"Clifford"}],"citation-key":"siskin_system_2016","event-place":"Cambridge, Massachusetts, Etats-Unis d'Amérique","ISBN":"978-0-262-53467-3","issued":{"date-parts":[["2016"]]},"language":"anglais","number-of-pages":"xii+318","publisher":"The MIT Press","publisher-place":"Cambridge, Massachusetts, Etats-Unis d'Amérique","source":"Library Catalog - www.sudoc.abes.fr","title":"System: the shaping of modern knowledge","title-short":"System","type":"book"},
  {"id":"sordet_histoire_2021","author":[{"family":"Sordet","given":"Yann"},{"family":"Darnton","given":"Robert"}],"citation-key":"sordet_histoire_2021","collection-title":"L'Évolution de l'humanité, 0755-1843","event-place":"Paris","ISBN":"978-2-226-45767-7","issued":{"date-parts":[["2021"]]},"language":"Français","number-of-pages":"798","publisher":"Albin Michel","publisher-place":"Paris","section":"798 pages, 32 pages de planches non numérotées : illustrations en couleur ; 24 cm.","source":"WorldCat Discovery Service","title":"Histoire du livre et de l'édition : production & circulation, formes & mutations","title-short":"Histoire du livre et de l'édition","type":"book"},